Lifeforce (1985) ou Quatermass contre les vampires.

Je vous ait fait part de ma fascination pour les vieux cinémas de quartier, mais j’avoue que je suis plutôt un enfant des vidéo-clubs et de la télévision (n’oublions pas qu’à une époque, la télé passait des films de tout genres, sans pub au milieu et contribuait à la formation des futurs cinéphiles, loin de la lucarne actuelle qui ne passe plus que de la réclame avec, de temps en temps, un bout de programme, si possible ne nécessitant pas trop de réflexion, se glissant au milieu). Et, à l’heure des blu-ray et autre VOD, je m’aperçois que l’univers des anciens cinémas de quartier s’est transposé dans nos foyer, et qu’il se perpétue à travers les home-cinémas. En effet, les salles de quartier se caractérisaient par leur décoration reflétant leur programmation, et, que retrouve t’on dans la plupart des home-cinémas ? Une décoration personnelle reflétant les goûts de leur propriétaire. Finalement, les cinémas de quartier n’ont pas totalement disparues : ils se sont juste invités dans les domiciles de ceux qui ne trouvent plus goût au Multiplexes ou l’ambiance monacale de jadis cède la place à un chahut irrespectueux.

Précisons une chose, qui explique mon point de vue : je souffre de problèmes d’équilibres (peut être liés à un problème d’oreille interne) depuis mon enfance. Ainsi, plus le temps fait son oeuvre et moins je me rend dans les salles obscures. La seul façon de satisfaire mon goût pour le cinéma vient de mon home-cinéma. Ces problèmes font aussi que je suis allergique au relief au cinéma (maux de tête assurés). C’est, en partie, pour cela que je n’ai pas accroché à Avatar (n’étant pas un gamer, donc n’étant pas habitué aux cinématiques, j’ai aussi du mal à voir autre chose qu’une image de synthèse dans les effets numériques dont nous abreuvent les productions actuelles) que j’ai pourtant vu en 2d.

Lifeforce (1985) ou Quatermass contre les vampires. dans Science-fiction 374696sci_fi_home_theater_1_1tHuE_48

Exemple d’un home-cinéma qui me fait rêver.

Le cinéma à domicile ou l’on peut voir un classique comme Lifeforce de Tobe Hooper que je viens de revoir.

A la vision du film, et après avoir regardé la saga Quatermass de la Hammer, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien entre les aventures du professeur Quatermass et l’invasion de Londres par des vampires extra-terrestres de Lifeforce. En effet, il n’aurait suffit que d’un léger changement dans le scénario pour nous retrouver face à un Quatermass 4. On trouve l’extraterrestre qui change de corps pour passer inaperçue (comme dans « La Marque ») ou la population transformée en morts-vivants (comme dans « Les monstres de l’espace »). Le style Hammer se fait aussi voir dans la représentation du vampire, qu’on ne peut tuer que grâce à une épée, faisant office de pieu (un peu comme dans « Captain Kronos » ou les vampires « sucent » l’énergie vitale de leurs victimes, autre point commun avec le film d’Hooper).

Enfin, si tout les vampires extraterrestes ressemblaient à une Mathilda May se baladant dans le plus simple appareil, je suis prét à me faire sucer plus souvent.

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Fourmillant d’idées, mais hélas, sous-estimé, le film mérite d’être revu à la hausse et d’être vu pour ce qu’il est : un Quatermass pirate, exemple de ce que la série serait devenue si la Hammer avait décidé, sur la fin de son règne, ou le gore et l’érotisme devenaient de plus en plus présents, de pousser à l’extrême cette tendance dans un dernier baroud d’honneur et de clore son âge d’or comme elle avait commençé : par un Quatermass.

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