Censuré pour non respect des clauses en vigueur.

A l’aube d’une année décisive électoralement, petite revue de presse afin de comprendre où en est la censure. Petite anecdote pour commencer : lors d’une émission consacrée au problème de l’addiction aux jeux de hasard, l’animateur nous montre une mallette éducative permettant de se désintoxiquer de cette maladie coûteuse. Le hic, c’est que la chaîne, par des habitudes débilisantes, floutait systématiquement la mallette dés qu’elle apparaissait à l’écran, comme si c’était une vulgaire marque de lessive. Ainsi, pendant que l’animateur saluait l’initiative, la censure la sanctionnait, faisant passer le message, involontairement, que se sortir de l’addiction aux jeux est défendue. A force de floutage, d’images à l’envers, de pixellisation, la télévision finit par faire passer des messages inverses de l’information qu’elle voudrait transmettre.

Petit tour d’horizon du monde tordu de la censure dans un article au poil.

 

Lorsque le fruit du péché veut contrôler les News.

 

« Tim Cook, le patron d’Apple, a appelé les entreprises du secteur technologique à créer de nouveaux outils pour lutter contre la diffusion de fausses informations visant à duper les lecteurs, dans un entretien au Daily Telegraph.

« Nous, entreprises technologiques, devons créer des outils pour aider à réduire le volume de fausses informations », a-t-il déclaré, expliquant que cela doit se faire « sans empiéter sur la liberté d’expression et la liberté de la presse ».

Et d’ajouter: « Nous traversons une période dans laquelle, malheureusement, ceux qui réussissent sont ceux qui s’emploient à faire le plus de clics possible, pas ceux qui essaient de transmettre la vérité. Cela détruit le cerveau des gens ».

« Nous sommes trop nombreux à nous plaindre de cela mais à n’avoir pas encore compris quoi faire », a regretté Tim Cook. » (Morandini, 11/02/17)

 

Les-Trois-sages-dans-La-Planete-des-Singes-de-Franklin-J.-Schaffner1

Reste à savoir qui va déterminer qu’une info est vrai ou fausse.

 

« Ce n’est pas sale : penses aux fleurs. »

 

« La ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, a signé un décret modifiant la réglementation qui interdisait automatiquement aux moins de 18 ans les films contenant des séquences de «sexe non simulé».

En 2015, la ministre de la Culture Audrey Azoulay avait annoncé vouloir modifier les critères de classification des films au cinéma. Voilà qui est fait. Les films contenant des scènes de « sexe non simulé » ne seront plus automatiquement interdits aux moins de 18 ans, selon un décret modifiant les critères de classification des films publié ce jeudi 9 février au Journal Officiel. Ce décret entend adapter les textes après une série de procédures en justice engagées par l’association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes, afin de relever l’âge autorisé pour voir des films comme Love ou La Vie d’Adèle.

Est ainsi modifié un article du code du cinéma qui entraîne aujourd’hui une interdiction automatique d’un film aux mineurs, lorsque celui-ci «comporte des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence». Cette mention sera désormais supprimée, afin de redonner plus de liberté d’appréciation à la commission de classification des films du Centre national du cinéma (CNC), chargée de donner des avis.

Selon le nouveau texte, la mesure de classification devra être «proportionnée aux exigences tenant à la protection de l’enfance et de la jeunesse, au regard de la sensibilité et du développement de la personnalité propres à chaque âge, et au respect de la dignité humaine».

Le décret prévoit aussi que «lorsque l’œuvre ou le document comporte des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier par leur accumulation, à troubler gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser», le visa d’exploitation doit s’accompagner d’une interdiction aux moins de 18 ans, avec ou sans classement «X». Dans ce cas, «le parti pris esthétique ou le procédé narratif sur lequel repose l’œuvre ou le document peut justifier que le visa d’exploitation ne soit accompagné» que d’une interdiction aux moins de 18 ans sans classement «X».

Outre la classification «X» pour les films pornographiques (qui limite leur diffusion aux salles spécialisées), un film peut être interdit aux moins de 18 ans, aux moins de 16 ans ou aux moins de 12 ans, ces interdictions pouvant être assorties d’un avertissement. Dans un second article, le décret prévoit que la cour administrative d’appel de Paris est désormais compétente «en premier et dernier ressort» en cas de recours dans ce domaine, afin de simplifier les procédures et d’en réduire les délais. Les parties conserveront cependant la possibilité de se pourvoir en cassation auprès du Conseil d’État.

Précédemment, le ministère de la rue de Valois avait été saisi par la justice, sous l’impulsion de l’association judéo-chrétienne Promouvoir, pour avoir interdit des films contenant des scènes de sexe non simulé aux moins de 16 ans. Le cachet avait ensuite été rehaussé à 18 ans. C’était le cas pour les films de Lars von Trier Nymphomaniac (Vol I) et Antichrist , Ken Park de Larry Clark, la palme d’Or 2013 La vie d’Adèle ou encore Love, le drame pornographique de Gaspar Noé.

Après ces procédures, la ministre de la Culture avait demandé un rapport à Jean-François Mary, ancien président de la commission de classification, remis en février 2016. La ministre de la Culture Audrey Azoulay avait alors annoncé cette modification des critères d’interdiction des films afin de «conforter» les avis de la commission de classification. »  (Le Figaro.fr, 9/02/17)

 

B5

L’actrice Maruschka Detmers n’avait pas peur de tourner dans des scènes culottées.

 

Le lapin perd sa fourrure.

 

« Il y a un an, le magazine américain supprimait les photos de femmes nues pour élargir son lectorat. Il fait aujourd’hui marche arrière sous l’impulsion du fils de Hugh Hefner.

Après s’être rhabillé, Playboy préfère finalement se dénuder. Un an après avoir clamé que les photos de femmes nues étaient dépassées, le célèbre magazine de charme américain fait volte-face. «La nudité est normale», clame désormais Playboy sur la couverture de l’édition datée mars-avril 2017. Ce retournement brutal de politique éditoriale est lié à l’arrivée au poste de responsable de la création de Cooper Hefner, le fils du fondateur du magazine, Hugh Hefner.

Âgé de 25 ans, le jeune homme, qui remplace son père, n’a jamais caché son opposition à la disparition des photos dénudées. «Je suis le premier à reconnaître que la façon dont le magazine représentait la nudité était dépassée, mais la supprimer totalement était une erreur», déclare-t-il sur Twitter. «La nudité n’est pas un problème. Aujourd’hui nous renouons avec notre identité et nous assumons ce que nous sommes.»

En octobre 2015, le directeur général du magazine, Scott Flanders, avait expliqué que la disparition des photos nues visait à élargir le lectorat de Playboy. Depuis mars 2016, les modèles posaient habillées, même très légèrement. Cette décision avait été saluée en kiosque, avec un bond de 30% des ventes. Dans le même temps, les abonnements avaient baissé de 23%. «Nous avions anticipé que nos plus anciens lecteurs n’apprécieraient pas ce changement de ton. Mais plus de 100.000 personnes ont souscrit un abonnement depuis l’arrêt des photos nues. C’est le signe que nous attirons un nouveau lectorat», se félicitait en septembre le groupe de presse.

Cooper Hefner, lui, fulminait. «On m’a demandé de ne plus assister aux conseils d’administration car je ne suis pas d’accord avec la nouvelle vision du magazine, expliquait le jeune homme en février 2016 à Business Insider. Je pense que les jeunes d’aujourd’hui n’ont aucun problème avec la nudité. Le vrai problème, c’était la façon dont ces filles étaient photographiées». Le fils de Hugh Hefner avait décidé de prendre du recul et de se lancer dans d’autres activités. Mais quelques mois plus tard, le jeune homme a obtenu le poste de directeur de la création de Playboy, jusqu’alors occupé par son père. Cooper Hefner a alors eu les mains libres pour imposer ses idées.

Outre le nu, le jeune homme a décrété le retour d’anciennes rubriques, comme «Party Jokes» ou «The Playboy Philosophy», qui se penchera sur «le climat politique et culturel actuel aux États-Unis». Le magazine supprime également de sa couverture son slogan historique «Divertissement pour les hommes». «Playboy reste une marque tournée vers ce qu’aiment les hommes. Mais la définition des identités sexuelles est en pleine évolution, nous en prenons donc acte», explique Cooper Hefner. Reste à voir ce que les lecteurs du magazine vont penser de ces soudains revirements. » (Le Figaro.fr, 14/02/17)

 

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Vicki Witt n’avait pas honte de nous montrer sa fourrure.

 

La censure deviendrait elle raisonnable ? On peut s’inquiéter lorsqu’on apprend que… (Censuré par le Conseil des Singes Sages pour non respect des clauses en vigueur).

 

Et surtout, mesdemoiselles, n’oubliez pas : Sortez poilues !!!

 


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