Le point sur les enlèvements extraterrestres.

Définition

Le terme « abduction » est un mot anglais signifiant littéralement « enlèvement ». Dans le lexique ufologique, ce terme désigne spécifiquement l’expérience d’enlèvement d’êtres humains par des entités humanoïdes de type « extra-terrestre ». En règle générale, les enlèvements se produisent au domicile du sujet, pendant son sommeil, mais cela peut arriver aussi bien en extérieur : lors d’une sortie nocturne ou dans la journée, lors d’un voyage ou d’une situation quotidienne, etc. De la même manière, si l’abduction concerne généralement une personne, il arrive que l’enlèvement touche un couple, un groupe entier ou une famille.
Il est rare que l’abduction soit une expérience isolée. Souvent, elle est répétitive pendant une longue période, parfois toute la vie du sujet, tout du moins, il semble qu’elle s’arrête à la ménopause pour les femmes, l’andropause pour les hommes.
Le « scénario type »
Nous sommes en plein milieu de la nuit. Le sujet est allongé dans son lit. Éventuellement, un compagnon/une compagne dort près de lui. Soudain, il ressent fortement une présence étrangère dans la chambre ou dans la maison. Parfois il entend des bruits de pas (sur le toit, dans le salon…). Il arrive qu’une lumière diffuse apparaisse et remplisse la chambre. Le sujet se sent tout à coup paralysé : il ne peut plus bouger, ni crier. Il est terrifié. Le compagnon de chambre dort encore. Soudain, des êtres entourent le lit. Ils communiquent par télépathie et suggèrent à la « victime » de se calmer. Cela se produit alors instantanément et le sujet se sent tout à coup apaisé. Les êtres le transportent alors (par lévitation) : le corps traverse la matière (la vitre, le mur…) et entre dans le vaisseau. Il est déposé sur une table médicale et y subit des examens et expériences concernant souvent les organes génitaux (prélèvements de sperme, d’ovules, implants d’embryons hybrides…). A la fin de tout cela, le sujet est ramené dans son lit, l’ovni et ses occupants repartent. L’abducté retrouve ses mouvements. Le compagnon ne s’est pas réveillé de toute l’expérience, comme s’il avait été déconnecté. Une fois l’expérience passée, l’abducté est souvent en proie à une intense décharge émotionnelle ou se fige dans une prostration défensive, manifestant la charge traumatique de l’expérience vécue. Il arrive que le sujet perde conscience à n’importe quel moment de l’expérience. A son réveil, il est dans son lit, avec la certitude intérieure que quelque chose manque au scénario de sa nuit, ou au contraire avec une étrange indifférence vis-à-vis de ce qui s’est passé. Parfois il retrouve des traces sur son corps, inexplicables par sa vie diurne : irritations des parties génitales, griffures, coupures, excoriations, points en forme de triangle, etc..
De petits objets dans le corps évoquant des implants peuvent aussi être retrouvés.Le scénario type connaît tout un tas de variantes : enlèvement le jour chez un sujet totalement réveillé ; amnésies partielles ou totales de l’événement avec temps manquant ; etc.

Historique

On retrouve des récits d’enlèvement d’humains par des êtres « surnaturels » ou « extra-ordinaires » (au sens d’en dehors de l’ordinaire) depuis toujours et dans beaucoup de secteurs de la planète :

L’ethnologue Michel Nachez explique : « Le thème de l’enlèvement et de l’hybridation est présent depuis l’aube de l’humanité dans les cultures. Il semble donc s’agir de la répétition d’un « pattern » culturel. On retrouve des similitudes frappantes entre les abductions par les « aliens », les enlèvements par les fées, les unions hommes-démons au Moyen-Âge, les unions hommes-djinn dans la culture musulmane, ainsi que toute la littérature mythologique (unions hommes-divinités), ainsi qu’énormément de récits dans la littérature ethnographique, et ce dans toutes les cultures depuis les temps immémoriaux sur toute la planète. Tout cela tend vers ce constat : le thème culturel de l’hybridation entre des humains et des entités de nature plus ou moins matérielle, mais toujours décrite comme faisant partie d’un autre univers (mondes des dieux, mondes des esprits, mondes des aliens/extraterrestres…), est universel : cela a toujours été là. » Deux questions s’imposent alors :
- « qu’est-ce qui a toujours été là ? »
- Quand nous disons « Là »  est-ce « là » en tant que réalité physique ? Ou « là » en tant que réalité psychique ou culturelle ?
Les témoignages d’abduction, aujourd’hui, sont ainsi peut-être la forme moderne de ces expériences. Leur étude est ainsi importante et éclairante pour répondre à cette question centrale : « qu’est-ce qui est « là » depuis toujours ? » L’histoire officielle des abductions commence avec le jeune Antonio Villas Boas, au Brésil, en  1957. Il rapporte avoir été enlevé par des extra-terrestres puis forcé à  avoir un rapport sexuel avec une humanoïde. L’histoire apparaîtra si ridicule que les ufologues attendrons 7 ans avant de la publier. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, en 1961, c’est le couple Betty et Barney Hill qui raconte avoir été enlevés à bord d’une « soucoupe volante ». Leur témoignage sera recueilli par hypnose, chacun séparément : ils racontent la même histoire. Nous laissons le soin à l’internaute de se documenter plus amplement sur ces cas célèbres. D’autres cas seront répertoriés un peu partout dans le monde. L’un des cas emblématiques des abductions est celui de Travis Walton, en 1975 aux Etats-Unis. Pour cette histoire, nous laissons la parole à l’ufologue Gildas Bourdais (in : VSD, hors série – juil. 2005) :
« L’affaire Travis Walton reste l’un des plus remarquables cas d’enlèvement avec témoins multiples. Plus de vingt ans après, Walton et ses camarades ne sont jamais revenus sur leurs déclarations et n’ont pas été́ contredits par d’autres témoins. Travis est un jeune bûcheron travaillant dans l’Arizona au sein d’une équipe de sept hommes. Un soir de 1975, en rentrant de leur travail, les hommes aperçoivent un grand ovni lumineux de couleur dorée, surmonté d’un dôme. L’engin est en vol stationnaire au-dessus d’une clairière. Il y  a eu déjà beaucoup d’observations d’ovnis dans la région. Travis, que ces récits passionnent, saute de la camionnette et s’élance vers l’objet lumineux, malgré les appels de ses camarades. Ceux-ci voient alors un faisceau de lumière qui vient le frapper, le projetant à terre. Affolés, ils prennent aussitôt la fuite. Quand le chef d’équipe, reprenant ses esprits, revient sur les lieux, Travis Walton a disparu.
Les recherches, entreprises immédiatement, restent vaines. La police soupçonne d’abord un meurtre : il y avait des dissensions dans l’équipe à cause du retard pris dans le travail. Or, soumis au détecteur de mensonge, les hommes font tous le même récit. Walton est retrouvé cinq jours plus tard, au bord d’une route, hagard. La mémoire lui revient peu à peu. Il se rappelle s’être réveillé dans une petite salle, allongé sur un lit. Trois petits êtres effrayants, dotés d’une grosse tête et de grands yeux, qui se sont approchés de lui, ont pris la fuite quand il les a repoussés brutalement.
Il entreprend alors d’explorer l’ovni. Après avoir parcouru un couloir incurvé, il pénètre dans une salle circulaire. Au centre, il voit un fauteuil. A mesure que Travis s’en approche, la lumière s’atténue. Il distingue alors au-dessus de sa tête une voûte étoilée, s’assoit sur le siège face à une sorte de tableau de bord et commence à essayer de le manipuler. Un humanoïde d’assez grande taille entre alors dans la pièce, lui adresse un sourire et le conduit dans une autre partie du vaisseau – lequel se révèle beaucoup plus grand que Travis ne l’avait imaginé. Apercevant plusieurs soucoupes réunies dans une vaste salle, il suppose qu’il est à bord d’un « vaisseau-mère ». Il se retrouve finalement dans une autre salle, de dimensions plus réduites, où des êtres d’apparence humaine sont rassemblés. Il y a une femme parmi eux, mais tous se ressemblent comme des jumeaux. A cet instant, les visiteurs cosmiques endorment Travis, qui ne réussira pas, par la suite, à se souvenir de ce qui s’est passé après. Mystification ou réalité ? Notons que l’hypnose fut utilisée dans cette affaire, et que des enquêteurs sérieux la tiennent toujours pour véridique. En 1979, Travis Walton a raconté son histoire dans un livre, Fire in the Sky, qui a inspiré un film du même nom. Celui-ci est assez fidèle au livre sauf en ce qui concerne la séquence de l’enlèvement, terrifiante et sans le moindre rapport avec son récit ! »
De nos jours, les récits d’abduction sont recueillis dans le monde entier, avec des constantes subissant peu de variations culturelles. Un des cas passionnant de contact ufologique – sans abduction cependant – est celui qu’a expertisé John Mack, au Zimbabwe : il s’agit d’une école entière d’enfants qui, lors de la récréation, ont tous observés un ovni se poser au sol et des êtres de typologie « Petits gris » en sortir et les regarder « d’un air intéressé » diront plusieurs enfants. La vidéo est accessible sur Youtube.
En France, il y a aujourd’hui beaucoup de témoignages d’abduction et ce, dans toutes les régions. Les récits recoupent ceux recueillis partout dans le monde. Cela est encore peu connu en France, où le sujet ovni a peine à s’installer comme autre chose qu’une mauvaise plaisanterie. C’est aussi la principale raison pour laquelle le Cero France a été créé : permettre aux abductés de sortir de l’isolement et leur permettre d’être accompagnés dans l’intégration de leurs expériences.
alien-abduction
Le phénomène ovni semble souvent apparaître après qu’une personne ait pensé à celui-ci, comme si le phénomène avait besoin de se synchroniser à la personne pour pouvoir se manifester.

Les Etudes

Sur le plan de la psychologie académique, les abductions n’existent pas. Elles relèvent d’un syndrome pathologique et n’a donc pas de nom particulier. Ainsi, si le thème est particulier (les extra-terrestres), se dire enlevé par des extra-terrestres renvoie à un trouble non spécifique : syndrome neurologique, délire (à thématique E.T.), mythomanie (à thématique E.T.), hystérie, schizophrénie, etc.

Rappelons que, dans notre société, le simple fait de croire aux extra-terrestres ou de s’intéresser aux ovnis est pris comme un indicateur de schizoïdie (qui est un trouble léger de personnalité) !… Le pivot central de la posture académique est évidemment que l’expérience d’être enlevé par des extra-terrestres est impossible puisque les extra-terrestres n’existent pas, donc elle est le fait du psychisme : CQFD… puisque la présence d’extra-terrestres sur Terre n’est pas une réalité de la science académique, c’est donc un fantasme. Or, quand le psychisme confond imaginaire et réel, c’est pathologique. Il ne reste plus qu’à trouver chez le « patient » les indicateurs venant confirmer un diagnostic pathologique, ce qui est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît !
On doit la première approche ouverte et honnête sur les abductions à Budd Hopkins, qui a permis de faire connaître le phénomène au grand public. S’en est suivie une étude par John E. Mack, psychiatre américain, diplômé de Harvard et fondateur du département de psychiatrie de l’hôpital de Cambridge, sur des centaines de cas d’abduction de par le monde : Mack observe que le profil des abductés est varié, tant socialement, culturellement que psychologiquement. Il se retrouve, note-t-il, face à des humains normaux traumatisés par une expérience extraordinaire. Aucun trait ne paraît les distinguer : il semble s’agir de la population générale. Mack conclue que l’expérience semble « réelle », et les individus montrent un syndrome de stress post-traumatique, marqueur, selon Mack, qu’ils ont été en relation avec un événement « réel ». Ce point peut cependant être discuté. Mack observe aussi chez les abductés ce qu’il nommera le « choc ontologique », c’est-à-dire que le contact avec le phénomène est si « étranger » qu’il est choquant par sa nature même pour la psyché humaine.
D’autres auteurs « abductologues » doivent être cités tels David Jacobs, Corrado Malanga, chacun ayant proposé sa vision du phénomène. Nous laissons à l’internaute le loisir de faire ses recherches personnelles sur leurs travaux respectifs.
Notons également les travaux transversaux de Rick Strassman sur la DMT, qui sont remarquables : en injectant de la DMT (substance active présente dans l’ayahuasca, une célèbre plante psychotrope amazonienne) à ses sujets, un certain nombre vivent l’expérience de se retrouver allongés sur une table, auscultés par des entités extra-terrestres. Alors, est-ce à dire que les abductions ne seraient que des expériences hallucinatoires ? Strassman ne conclue pas que les expériences vécues ne soient pas réelles. Il prône plutôt en faveur de différents niveaux de réalité rendus accessibles par des expériences d’états de conscience non ordinaires. Nous renvoyons l’internaute à s’informer sur ses travaux.
Plus récemment, d’autres chercheurs se sont penchés sur les abductions et ont proposés des contre-hypothèses, en dehors de la psychopathologie et en dehors de l’abduction comme expérience réelle. Les 2 principales sont :
- la paralysie du sommeil :
Il s’agit d’un réveil incomplet du cerveau survenant pendant la phase de sommeil paradoxal. Le sujet retrouve une activité consciente et tourne son attention vers le monde extérieur, alors que son corps et son cerveau restent dans le fonctionnement du sommeil paradoxal (atonie musculaire et activité onirique). La personne ne comprend pas ce qui lui arrive, perçoit son corps paralysé ainsi qu’une oppression thoracique (liée à l’atonie musculaire) : surpris et ne pouvant comprendre, l’anxiété monte. Le cerveau, qui poursuit son activité onirique, cherche à mettre de la cohérence entre ces 2 niveaux de réalité (état de rêve/corps paralysé et conscience du monde externe) et projette donc une scène de rêve à l’extérieur sous la forme d’hallucinations plus ou moins complexes et structurées. Les 2 réalités (celle du rêve et celle de l’environnement extérieur) se mélangent : la personne hallucine son rêve dans le monde extérieur. Comme le cerveau tend toujours à mettre de la cohérence dans ses perceptions, il rassemble les sensations du corps paralysé, de l’oppression respiratoire et de la chambre en créant un scénario complet. Il utilise alors les influences culturelles du dormeur pour créer l’histoire de l’abduction. Si l’hallucination n’est pas complète, le rêveur fera le reste en réinterprétant son expérience comme étant une abduction.
Commentaires : Il arrive en effet que des personnes vivant des paralysies du sommeil interprètent cela comme une expérience d’abduction. Parfois même, une régression hypnotique vient, à tort, confirmer cela : Cela vient du fait que l’hypnose met le sujet dans un état de conscience où son imaginaire, rendu très actif par cet état, produit un scénario fantasmatique qu’on appelle « faux souvenir ».
Cependant, une approche fine de l’expérience de l’abducté permet généralement de différencier une paralysie du sommeil d’une abduction. Pour cela, il faut réintégrer l’expérience à l’ensemble des expériences vécues par le sujet.
- la reviviscence d’opérations chirurgicale : 
C’est une hypothèse créative récente apportée par David F. Forrest, psychanalyste de la Columbia University, publié en 2008 dans un rapport intitulé « Alien abduction : a medical hypothesis. ». Cette thèse a été appuyée par le Dr Anne Skomorowsky, psychiatre au New York Presbyterian Hospital. L’hypothèse est la suivante : les personnes ayant vécu une opération et s’étant réveillées accidentellement pendant l’acte chirurgical sont de fait traumatisées par cette expérience. Chez les personnes s’étant réveillées pendant l’opération, 40% déclencheraient un syndrome de stress post traumatique par la suite, selon un rapport publié par le Royal College of Anesthesists. Quel lien avec l’abduction ? L’hypothèse du Dr Skomorowsky est la suivante : l’anesthésie engendre que le cerveau n’enregistre pas correctement la mémoire de ce traumatisme. Le choc émotionnel veut alors remonter à la conscience pour être traité, mais son contenu est distordu, modifié par l’imaginaire du sujet. Cela prend alors la forme de reviviscences traumatiques délirantes : le schéma d’être emmené dans une salle de chirurgie est ainsi mis en scène par l’imaginaire via des extra-terrestres.
Commentaires : Si cette hypothèse est originale, elle a, tout comme l’hypothèse de la paralysie du sommeil, le tort de réduire l’expérience d’abduction à un seul moment, délié de l’ensemble des expériences rapportées par les abductés. Par exemple, elle ne rend compte ni des observations d’ovnis, ni des enlèvements en groupe ou en famille, ni des traces corporelles, ni des éveils de conscience de certains abductés, etc.
Il en existe d’autres formes d’expériences que l’on peut confondre avec des abductions :
Les phénomènes d’emprise et de possession : ici, il s’agit d’entités désincarnées (défunts, entités invisibles) qui exercent une forme de parasitisme (ou de symbiose) avec leur hôte vivant. Il existe une littérature dense sur le sujet.
Les expériences énergétiques et l’éveil de kundalini : la plus grande source de confusion, car cette expérience est peu connue en occident. Il s’agit de phénomènes énergétiques qui se traduisent par des sensations bizarres dans le corps : tétanies, crispations, douleurs, sensations de chaud ou de froid, etc. La personne vivant cela peut interpréter ces manifestations comme le signe d’une présence étrangère. Lors des éveils brutaux de kundalini, il peut y avoir des expériences psychospirituelles fortes qui parfois peuvent être confondues avec des abductions.
Il arrive fréquemment que les abductés vivent, en plus des abductions, d’autres formes d’expériences extraordinaires : éveils de kundalini, clairvoyance, médiumnité, précognitions, poltergeist, etc.

 

Suis-je abducté ?

Répondre à cette question peut demander du temps (parfois même des années !) et un ou plusieurs entretiens avec vous. Une personne abductée peut rester des années sans le moindre symptôme d’abduction. Cela vient sans doute du fait des défenses psychologiques qui maintiennent tout souvenir en dehors du conscient (que ces défenses soient posées inconsciemment par le sujet lui-même où suggérées/implantées par des entités ufologiques). L’absence de traces évidentes d’abduction fait que le sujet ne se doute de rien, jusqu’à ce qu’une expérience remarquable soit ramenée à la conscience. C’est parfois à ce moment-là que l’abducté se retourne en arrière et prend alors conscience que l’expérience dure depuis longtemps, parfois depuis l’enfance. Dans d’autres situations, l’expérience est plus évidente car l’abduction est vécue consciemment : le célèbre cas de Travis Walton en est une illustration puisque l’abduction se présente lors d’une observation d’ovni en groupe et que le groupe est témoin direct de l’abduction, et que l’enquête policière qui s’en suivra (Travis disparaît plusieurs jours) est bien documentée.

L’hypnose régressive permet-elle de savoir si je suis abducté si je n’ai aucun souvenir ?
Voilà une question bien délicate ! L’hypnose peut autant permettre de retrouver un souvenir refoulé que favoriser l’émergence de pures créations de l’imaginaire qui sont reconnues comme des souvenirs : c’est ce qu’on appelle un « faux-souvenir ». Un faux souvenir se présente accompagné d’une intensité émotionnelle qui fait que l’expérience semble réelle (en hypnose, l’imaginaire impacte directement le corps et les émotions). Considérons plutôt l’hypnose comme une technique permettant de récolter des informations qu’il faudra patiemment croiser avec d’autres sources d’informations (entretien, questionnaires, enquête…) pour pouvoir avancer dans une réflexion posée et méthodique.
En résumé, l’hypnose ne permet pas de trancher définitivement sur la question de l’abduction, elle est une technique permettant d’obtenir des informations supplémentaires, subjectives, pour nourrir une réflexion et un cheminement.
Elle permet aussi, au-delà de sa fonction « informative », de traiter la charge traumatique associée aux expériences.
Y-a-t-il des signes définitifs de l’abduction ?
Hélas… non ! Cependant, quelques critères sont récurrents dans les abductions : vous avez un souvenir clair d’une rencontre avec un ou plusieurs êtres humanoïdes évoquant un/des extra-terrestre(s), si c’est le cas, alors c’est un signe fort d’une possible abduction. Répondez aux sous-questions suivantes :
Cela était-il pendant votre sommeil ? Vous vous êtes réveillé paralysé et avez senti une présence dans votre chambre, sans rien voir cependant. Si c’est le cas, il peut aussi s’agir d’une paralysie du sommeil.
Un tiers a-t-il pu observer quelque chose d’étrange avec vous ? Si c’est le cas, vous avez un indice de confirmation de la réalité de votre expérience.
Y-a-t-il eu des traces physiques de cette rencontre ? Si c’est le cas, vous avez un autre indice de confirmation.
Avez-vous déjà vécu des expériences psychotiques : délire ? Hallucinations ? Si c’est le cas, il est possible que cela soit à nouveau hallucinatoire. Cependant, la psychiatrie nomme parfois « hallucination » ce qui est de l’ordre d’une expérience extraordinaire (vision de défunts, abductions, expériences visionnaires, etc…). Il est donc important de prendre le temps pour regarder posément vos expériences avec un professionnel compétent (ce que nous vous proposons au Cero-France avec les entretiens psychologiques).
Avez-vous déjà observé un ovni (en étant sûr qu’il ne s’agissait ni d’un phénomène atmosphérique, ni d’un engin militaire) ? Si c’est le cas, à plus forte raison si cela est arrivé plusieurs fois, alors c’est un autre indice fort de confirmation.
Avez-vous déjà vécu des expériences de temps manquants (en l’absence de troubles épileptiques ou de troubles dissociatifs). Si c’est le cas, voici encore un indice de confirmation.
En vous retournant dans votre histoire de vie, pensez-vous avoir pu, vous ou un autre membre de votre famille, vivre d’autres expériences de ce genre ? Si c’est le cas, à nouveau c’est un indice de confirmation.
Vous n’avez pas de souvenir de rencontre avec des entités humanoïdes de type « extra-terrestres », mais vous relevez des signes qui vous posent question : en l’absence de souvenirs, de nombreux signes peuvent être faussement interprétés comme signes d’une abduction. Cependant, comme dit précédemment, il peut y avoir abduction sans signe évident. Il convient donc d’avancer prudemment dans votre réflexion. Dans ce cas, nous vous invitons à nous contacter pour que nous réfléchissions avec vous.
En quoi savoir si je suis abducté est-il important si je n’ai pas de souvenirs ?
De nombreux abductés sont traumatisés par leur expérience. Ils développent des symptômes invalidants de tous ordres liés à un traumatisme, qui, bloqué dans l’inconscient, les empêche de se réapproprier le sens de leur souffrance afin de s’en libérer. Si les symptômes psychotraumatiques sont repérables par un clinicien, parfois, d’autres couches de souffrances se superposent sur le traumatisme et le rendent invisible. En effet, le trauma a pu engendrer : des troubles anxieux invalidants, une dépression, des conduites addictives, etc. ceux-ci occupent alors le devant de la scène, parfois depuis des années, si bien que le traumatisme qui est à l’origine de la souffrance se terre en arrière-plan.
Cet aspect de la clinique du traumatisme est cependant une donnée classique pour un clinicien. Cependant, dans le cas de l’abduction, cela est rendu plus délicat du fait du refoulement d’une part, du « choc ontologique » d’autre part, et du fait que l’expérience souvent rejetée par l’entourage (y compris par certains psys qui ont une réaction défensive face à ces récits en les taxant d’emblée de pathologique). L’entourage peut alors aussi contribuer à bloquer inconsciemment le retour possible du souvenir (le psychisme du sujet a en effet besoin de beaucoup de sécurité pour recontacter un traumatisme), qui attend simplement que les conditions soient réunies pour resurgir.
Quand contacter le Cero France ?
Si vous pensez avoir vécu une abduction, ou si vous vous interrogez, vous pouvez nous contacter pour que nous y réfléchissions avec vous.
Source : Cero France
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Pensée dérangeante : est si les enlèvements extraterrestres étaient d’origine humaine ?
 


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