Tabou : la vérité sur les poils pubiens.

Attention : l’article qui suit contient des photographies pouvant choquer les plus sensibles.

 

Des données américaines révèlent que la santé de plus en plus de femmes, mais aussi d’hommes, peut être mise en danger par l’épilation de leur zone génitale. Avec une mode croissante de l’option « intégrale » selon les résultats d’une étude publiée dans la revue JAMA Dermatology. Les explications avec Géraldine Zamansky, journaliste du Magazine de la santé.

Dans le cadre de cette étude publiée dans la revue JAMA Dermatology, 3.316 Américaines ont répondu à un questionnaire sur l’épilation conçu par des gynécologues et des urologues de l’Université de Californie à San Francisco. Plus d’une femme sur cinq avait déjà entièrement épilé son pubis. Et près de huit sur dix s’épilent régulièrement « le maillot ». Concernant les motivations, seulement une femme sur cinq s’épile pour le plaisir de son partenaire. En tête de liste des motivations, on trouve l’hygiène, la propreté, mise en avant par près de 60% des sondées.

L’épilation, source d’infections.

L’épilation peut générer des problèmes d’infections. Car toutes les techniques (rasageépilation à la cirelaser…) peuvent irriter voire blesser la peau. Et qui dit blessure, dit risque accru d’infection locale, et même de maladie sexuellement transmissible, comme par exemple le molluscum contagiosum. Il est prouvé que les poils pubiens constituent un réservoir pour le papillomavirus humain (HPV), un virus sexuellement transmissible, responsable de condylomes et associé à certains cancers (col de l’utérus, pénis, anus,…). Les micro-plaies générées par l’épilation ou le rasage augmentent le risque de contracter une infection à HPV.

Une autre étude publiée dans la revue Urology en 2012 montre qu’en 2010, les hommes étaient cinq fois plus nombreux à arriver aux Urgences à cause d’un rasage intime qui avait mal tourné qu’en 2002.

Il existe également d’autres problèmes qui ne sont pas visibles dans l’immédiat. Le plus connu est le poil incarné qui survient plus fréquemment après un rasage qu’une épilation à la cire. Le poil coupé ne parvient ensuite pas à retraverser la peau. Le poil crée sous la peau une cavité qui se remplit de pus. Dans ce cas, n’hésitez pas à consulter un dermatologue pour ne pas laisser la situation s’aggraver.

epilations-pubis-maillot-pinup-bio-compressor (3)  Bien !

epilations-pubis-maillot-pinup-bio-compressor (2)  Pas Bien !!!

 

La lutte contre l’épilation intime s’organise.

Cameron Diaz, star d’Hollywood, tente depuis plusieurs années d’alerter les Américaines sur les risques de l’épilation, notamment dans un livre le « Body Book ». Elle rejette particulièrement l’épilation définitive au laser, en signalant les risques de brûlure. Mais aussi une autre source de regret moins « sanitaire » mais convaincante : au fil des années, les poils peuvent s’avérer de précieux alliés pour cacher un peu les effets du vieillissement sur cette partie de notre anatomie.

Il existe d’ailleurs une chirurgie de greffe de poils pubiens en assez fort développement, surtout en Asie où sévit un peu plus qu’ailleurs l’athicrosis pubien, une maladie qui laisse le pubis « nu ». En Corée, c’est une véritable activité dans les cliniques qui ont initialement développé une expertise de greffe de cheveux…

Les poils sont tellement précieux qu’ils ont peut-être été à l’origine d’une médaille d’or aux JO de Rio. En effet, les cyclistes britanniques sont montées sur la première marche du podium grâce à une consigne très intime de leur médecin : ne pas s’épiler « le maillot ». Leurs poils auraient protégé leur peau des risques d’irritation à cause des heures passées sur la selle.

Naked-Tamara-D-helping-on-a-construction-site-1-700x1050

Source : allodocteurs.fr

 

L’épilation du pubis s’est imposée comme une norme du corps féminin. Elle est pourtant loin d’être hygiénique. 

Les poils sont nos amis (pour la vie). Loin d’être aussi inutile qu’on le croit, la pilosité est une barrière nécessaire contres les bactéries. Mieux, les poils pubiens servent de protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : une étude menée par un urologue américain et publiée sur le site du British Medical Journal a découvert un lien entre l’épilation fréquente du pubis et les IST.

Les scientifiques ont interrogé 7580 Américains sur leurs pratiques d’épilations, les blessures qui ont suivies et sur les IST qu’ils ont pu développer. Ils sont arrivés à la conclusion que les femmes et les hommes qui s’épilent les poils pubiens risquent plus d’attraper une IST que les personnes qui laissent leur pilosité tranquille. En cause, la cire et le rasoir, qui peuvent entraîner des coupures autour du pubis et favoriser la transmission d’une infection. Pourquoi prendre ce risque ? Parce qu’on nous répète depuis l’adolescence que les poils ne sont pas féminins et qu’on doit s’en débarrasser.

« Enlevez ces poils que je ne saurais voir » 

Si la puberté recouvre notre pubis de poils c’est qu’ils y ont leur place. Banalisée par les films pornographiques, l’épilation totale s’est imposée comme un aspect du corps féminin. À la vue de ces pubis parfaitement lisses, on a vite fait de croire qu’il est normal de n’avoir aucun poils… Mais rappelons-le, ce n’est qu’une tendance. Elle finira par passer. Tout comme celle des années 70 où les actrices du hard et des films érotiques avaient des pubis touffus, très loin de la « mode » actuelle.

Avant même d’être influencées par le porno, les femmes entendent tout type de clichés sur l’importance de l’épilation dans les rapports sexuels. Il serait nécessaire d’être toujours parfaitement épilée car on pourrait rencontrer des partenaires qui ne supportent pas la pilosité des parties intimes féminines (finalement, on a demandé aux mecs, et on a découvert que nos croyances n’étaient pas tout à fait fondées). Mais le mythe le plus persistant, celui qui pousse les femmes à s’épiler, est une croyance selon laquelle les poils ne sont pas hygiéniques. On nous explique qu’ils seraient responsables de mauvaises odeurs et emprisonneraient la saleté. Comme cet argument n’est pas totalement idiot, on comprend pourquoi on préfère dégainer un rasoir et tout enlever. Au cas où. C’est bien là que les soucis commencent.

Rester poilues est meilleur pour la santé 

Les poils sont peut-être disgracieux, mais ils nous protègent des attaques extérieures. Ils permettent à nos organes génitaux d’être toujours à une température optimale et ils forment une couche de protection entre le tissu et notre peau. Contrairement aux idées reçues, ils sont très bons pour notre vie sexuelle : en protégeant la peau, ils préviennent l’irritation du pubis pendant un rapport. Véritable stimuli, ils transmettent les signaux sexuels contenus dans l’odeur intime et favorisent la libido d’un couple.

Attention parce que là, c’est le vrai moment de vérité et on va mettre fin à une intox qui a la peau dure… Surprise ! S’épiler n’est pas hygiénique car les poils sont PROPRES. Avant même de favoriser la transmission d’IST, l’épilation a des impacts immédiats sur le corps et surtout sur la peau. Premier constat, elle fait souffrir l’épiderme : éliminer les poils, surtout sur cette zone ultra sensible, irrite les follicules pileux et laissent des rougeurs. À répétition, elle accélère la prolifération des bactéries et fragilise les pores de la peau. Enfin, elle peut faire souffrir a posteriori : boutons, infections cutanées et irritations surviennent rapidement.

Être épilée peut nous mettre en confiance. On peut être moins gênée du regard de l’autre et plus libérée. Mais si cette confiance peut nous faire profiter un peu plus de nos rapports, la pilosité ne doit pas être un frein au plaisir ni à la confiance en soi. Les poils ne seront jamais une entrave à une sexualité épanouie. Si vous redoutez la réaction de votre partenaire, parlez en avec lui/elle. Ce n’est pas un petit duvet qui va l’effrayer.

Source : rtl.fr

 

soutou_fig1_resized

Sérieusement, folles adeptes de l’épilation intégrale, vous trouvez cela beau ?

Messieurs, les fadas de cunnilingus : bon appétit !!!

Il existe un moyen efficace et pas cher pour avoir un pubis propre et hygiénique (et qui sent bon) sans avoir à recourir à de coûteux (et douloureux) frais d’épilation et de rasage, permettant de garder cette toison que la nature a intelligemment offerte à la femme : le savon et le gant de toilette. Il fallait y penser !

 

Et dire que tout a commencé avec un jeu de mot stupide : poils pubiens, poils puent bien, qui a fini par être interprété comme une vérité.

 


Pas encore de commentaires to “Tabou : la vérité sur les poils pubiens.”

unpas2plus |
Le bogoss |
momo1775 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les hommes
| cinéma gay et lesbien
| APHRODYSIA WORLD : Ephéa