Tabou : les trolls ont-ils tué la liberté d’expression ?

1.500 experts ont partagé leur vision des interactions sociales sur Internet dans les dix années à venir, et ça ne fait pas rêver.

Malgré toutes les innovations que produit le secteur high-tech, il semble incapable de régler un problème connu depuis longtemps : les discussions en ligne nourries à l’anonymat qui peuvent donner lieu à des conversations houleuses, voire du harcèlement et des discours de haine. Cette même discrétion permet de propager de fausses informations, aux conséquences parfois graves, en toute impunité.

Le Pew Research Center, une sorte d’INSEE américain, a mené une consultation sur l’avenir des interactions sociales en ligne auprès de 1.500 experts du secteur (ingénieurs, universitaires, entreprises et gouvernement). Leur constat est en majorité déprimant : plus de 80% d’entre eux ne voient pas comment la situation pourrait s’améliorer d’ici dix ans. Ils sont ainsi 42% à estimer que le discours public sera tout autant façonné par les acteurs malveillants, le harcèlement, les trolls et la méfiance. 39% des répondants pensent même que ces problèmes vont s’aggraver durant la décennie à venir.

Vie privée ou protection des internautes

Comme l’expliquent plusieurs spécialistes, régler ces problèmes impliquerait de trancher un dilemme entre protection de la vie privée et protection des utilisateurs harcelés. Car tout part de l’anonymat dont on peut jouir sur Internet. Certains proposent de réduire la capacité des Internautes à dissimuler leur identité, mais cela se fera difficilement sans affaiblir les protections de la vie privée et augmenter les capacités de surveillance des Etats par la même occasion. D’autres s’inquiètent des conséquences sur la liberté d’expression d’un tel changement. Et certains rappellent que les comportements problématiques que l’on rencontre sur Internet existaient bien avant le Web dans la vraie vie.

Par peur de la surveillance ou de la censure, le statu quo actuel pourrait donc perdurer. La plupart des répondants s’attendent pourtant à voir se développer des services Web plus sécurisés et plus exigeants quant à l’identification de leurs utilisateurs. Une minorité d’experts se montre plus optimiste: pour eux, ils n’est pas nécessaire de sacrifier notre vie privée pour mieux nous protéger des trolls. Ils estiment que des solutions de plus en plus performantes, notamment grâce à l’intelligence artificielle, permettront de réduire leur influence. Ce choix n’est pas neutre non plus : laisser une machine décider de ce qui est acceptable donnera forcément lieu à des erreurs et des accusations de censure de la part des internautes lésés.

Source : news.sfr.fr

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Big Brother en a rêvé : les trolls l’ont fait. Nos vies privées vont se retrouver à nu.

 …la parole libérée à travers le net (réseaux sociaux, forums et Cie) et l’hyper-communication autour des blockbusters font s’entrechoquer violemment  les attentes (fantasmes ?) des spectateurs avec la vision fatalement différente d’un réalisateur (un peu) et d’un studio (beaucoup). En d’autres termes, les films sont très souvent condamnés par une certaine typologie de spectateurs (qui a dit les geeks ?), quand ils ne répondent pas exactement à leur cahier des charges subjectif et aux promesses avancées par un marketing excessif, polissant, prévisible. (Mad Movies 308)

De nos jours, les trailers de film racontent quasiment toute l’histoire. Je pense que c’est vraiment dommageable. Personnellement, je ne veux rien savoir quand je vais au cinéma. J’aime découvrir, entrer dans un monde, essayer d’avoir la meilleure image et le meilleur son possible, sans interruption – afin de vivre une expérience. Et tout ce qui pourrit ça n’est pas bon. (David Lynch, génie du cinéma)

 


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