Années 80 : le siècle de Gainsbourg se barre.

Qu’le siècle de Gainsbourg se barre (oh-oh-oh-oh)
Le siècle de Gainsbourg se barre (oh-oh-oh-oh)
Gainsbourg se barre, oh oh se barre
Gainsbourg se barre, oh oh se barre 
(extrait de la chanson « Le siècle de Gainsbourg se barre » de Lisa Gamin, 1986)

 

L’année 2016 fut une année désastreuse pour la génération 80, voyant une hécatombe de personnalités marquantes de la décennie 70-80 quittant notre « génération désenchantée » pour rejoindre le territoire des ombres. Citons, pèle-mêle, Michel Delpech, Michel Galabru, David Bowie, Alan Rickman (inoubliable méchant de « Piège de Cristal »), Umberto Eco (la bibliothèque du « Nom de la Rose » se retrouvant bien vide), George Kennedy (inoubliable acteur de la série catastrophe des « Airport »), Nancy Reagan, Alain Decaux, Jean-Pierre Coffe, Prince (qui, en 1989, remit la Batmania au gout du jour grâce à une Batdance endiablée), André Rousselet (fondateur de la chaîne Canal +, qui, de 1984 à 2000, sous l’ère Lescure – De Greef, sera le symbole d’une télévision libre politiquement incorrecte), Mohamed Ali (sans qui Stallone n’aurait jamais eu l’idée du personnage de Rocky), Bud Spencer (le roi du coup de poing sur le crane), Michael Cimino (pour lequel s’ouvrit « La porte du Paradis »), Michel Rocard, Pierre Tchernia, George Michael, Carrie Fisher, Claude Gensac (la « Biche » de De Funès)… Une liste qui nous Castro l’humeur.

Petite séquence (du spectateur ?) dans un style « bon vieux temps » sur une décennie que la génération Wilkinson (la génération du lisse) ne peut vraiment comprendre, si ce n’est au travers de la tournée 80 où de « vieux » chanteurs tentent de réveiller une période qui sera, au même titre que la décennie 60, synonyme d’insouciance avant que les années 70 et 90 ne nous fassent revenir sur Terre.

Les années Strange et l’age d’or des vidéoclubs :

Les années 80 sont une période de chasse aux trésors où l’on devait faire le tour des braderies, des brocanteurs, des libraires d’occasions, afin de dénicher les exemplaires des Strange, Nova, Titans et autres publications Lug qui manquaient dans nos collections Marvel. Loin de l’époque actuelle où tout se trouve sur le net grâce à un clic facile, l’époque était une quête perpétuelle de l’objet rare, course au trésor où le plaisir d’avoir déniché l’exemplaire manquant durait longtemps, loin de l’époque de surabondance actuelle où le plaisir de trouver l’objet rare ne dure que le temps d’un clic avant de chercher autre chose, le cul collé à la chaise, sans même avoir le temps d’apprécier la découverte. Une quête qui se retrouvait aussi dans ces temples qu’étaient les vidéoclubs où l’on cherchait la vidéocassette du film le plus déviant possible (aidé par nos exemplaires de « L’Ecran Fantastique », « Mad Movies » ou de « Vidéo 7″ avec le fameux cahier détachable central consacré au porno, à une époque où les actrices n’avaient pas honte de leur corps et où Brigitte Lahaie, Marilyn Jess ou Florence Guérin exhibaient un physique non siliconé, aux poils pubiens, voir aisselliens, assumés, n’ayant pas de complexe à montrer un peu de graisse plutôt appétissante, loin des « poulets déplumés rachitiques » qui font fantasmer actuellement). Je me souviens de la lecture de Strange 204 de décembre 1986 voyant la mort de Sasquatch et la quête pour retrouver son âme dans l’au delà que j’associe aux paroles de la chanson « Rien que pour toi » de François Feldman dont les paroles semblaient faire écho à la lecture de ce numéro : « Je lèverai des foules et des armées de rebelles. J’ouvrirai l’océan, j’déchirerai le ciel. Je défierai les dieux pour qu’ils te fassent éternelle, Oui, pour toi, rien que pour toi. »

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Les années Avoriaz et une certaine liberté sexuelle :

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Nostalgie de l’époque où la station d’Avoriaz se transformait, grâce à une architecture avant gardiste, et à une médiatisation qui ferait pleurer d’envie le festival de Gerardmer, en haut lieu de fantasmes pour le gamin qui s’émerveillait devant le Temps X des Bognanoff (qui n’avaient pas encore repris leur apparence extraterrestre à l’époque) et les aventures de Goldorak (100 % d’audience à l’époque où Actarus passait dans Récré A2, l’émission avec Dorothée dont le Club Dorothée ne sera qu’une pale parodie). Le palmarès du festival laisse songeur : Spielberg, Lynch, Cameron, Cronenberg ou Peter Jackson seront révélés au grand public dans une station de ski où l’on pouvait croiser le Robocop de Paul Verhoeven au bar du coin. Les Grand Prix témoignent de la richesse du festival : Duel, Soleil Vert, Phantom of the Paradise, Carrie au bal du diable, Le cercle infernal, Patrick, C’était Demain, Elephant Man, Mad Max 2, Dark Crystal, L’ascenseur, Terminator, Dream Lover, Blue Velvet, Hidden, Faux Semblants, Lectures Diaboliques, Les Contes de la Nuit Noire, L’Evasion du Cinéma Liberté, et Braindead. Des films que tout les amateurs de fantastiques se doivent de voir, témoignant d’une époque plus tolérante, au niveau des médias mainstream, et où mêmes les femmes nues ne dérangeaient pas. Témoin : la fameuse playmate passant le samedi dans l’émission de Collaro juste avant le journal de 20 heures devant le regard émerveillé d’enfants qui trouvaient cela plus passionnant que le Nounours de jadis. « Bonne nuit les petits ».

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L’actrice Florence Guérin (star du film « Le Déclic » de Jean-Louis Richard, 1985) découvrant les joies du zapping permettant de choisir entre les six chaines de télévision. Putain, six chaines ! Comment va t’on faire pour tout voir ???

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La sublime Fiona Gélin (fille de…) qui interprète le premier rôle féminin dans « Frankenstein 90″ au coté de Jean Rochefort en Victor Frankenstein et Eddy Mitchell dans le rôle du monstre. Un film d’ Alain Jessua daté de 1984 et qui transport le fameux récit de Mary Shelley dans un futur proche (1990, donc !). Si « Frankenstein créa la femme », comme dans le film éponyme de Terence Fisher, de 1967, avec Peter Cushing, reconnaissons, en voyant la belle, qu’il a fait du bon boulot.

 

Ou est passé l’esprit de Noël ?

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Les années 80 sont, également, une époque où l’esprit de Noël et du Nouvel An étaient encore synonyme de magie, loin de cette polémique crasseuse autour des crèches, qui, jusqu’à quatre ou cinq ans, ne posaient pas de problèmes dans le pays jusqu’à ce qu’au nom d’une laïcité qui ressemble plus à de l’athéisme, certains politiques et citoyens n’en décident autrement. Ainsi, les fêtes de Noël se trouvent mises en péril, les chaines de télévision devant éviter un maximum les programmes trop connotés religieux dans une programmation privilégiant le Père Noël, ce qui est ironique, vu que le papa Noël, descendant du ciel, est lui même une adaptation de Saint Nicolas à la sauce commerciale. Mettant également en péril le symbole du Père Noël. Prenons la programmation du jour du 24 décembre 2016. On trouve, sur TMC une émission intitulée : « Noël dans le plus grand parc d’attractions d’Europe », consacré, comme le titre ne l’indique pas, au nom de la stupide loi interdisant de citer explicitement des marques, au parc Disneyland, visiblement, comme Voldemort, un parc « dont on ne doit pas prononcer le nom ». On se retrouve donc avec un programme avec un cast member dont l’insigne Disneyland est flouté, qui nous fait visiter les attractions « Pirates des Caraïbes » et « It’s a small world » pendant qu’une voix off s’extasie devant la magie Disney dans un parc « dont on ne doit pas prononcer le nom ». Absurde et loin de la magie de Noël que le reportage voulait mettre en évidence. Tchernia doit se retourner dans sa tombe. Autre exemple, le programme de réveillon de TF1 qui n’est autre que le jeu « Les 12 coups de midi » rebaptisé « Les 12 coups de Noël » du fait d’une décoration à base de sapins, sans crèche, au nom de cette connerie de laïcité (comprendre athéisme), et où un zigoteau costumé en père Noël va passer toute l’émission à gesticuler sur un traîneau en carton pour justifié le coté « programme de réveillon » d’une émission qui n’a rien à foutre dans une programmation de soirée pré 25 décembre. Prenons le jour même de Noël, on trouve le matin une émission pour la jeunesse où des comédiens de « Plus belle la vie », émission préférée des retraités, cherchez l’erreur, revisitent, je cite « Télé Star numéro 2099″, l’univers de « Game of Thrones », série violente à base de femmes nue, à connotation satanique, donc très éloignée d’un programme pour enfants de Noël. Et, pour enfoncer le clou, on trouvera sur France 2, un « Secret d’Histoire » consacré à… Cléopâtre. Donc, le 25 décembre, on célèbre la naissance de la reine d’Egypte. Moi qui croyait qu’on célébrait la naissance d’un gars dans une étable, au milieu de Rois Mages, si, si, vous voyez pas ? Le gars qui vous accueille sur une croix lorsque vous visitez une église, l’été, pour prendre un peu la fraîcheur. Un gars qui, au nom de la laïcité (comprendre athéisme) « l’on ne doit pas prononcer le nom ». Pas de doutes : au niveau fêtes de Noël, les années 80 c’était mieux ! Je suspecte même certaines émissions d’êtres enregistrées durant l’été…

SÉRIEUX : LES REDIFFUSIONS FACILES DE SHRIEK OU STUART LITTLE COMMENCENT A GONFLER !!!

 

Bref, des années que la génération actuelle devrait redécouvrir afin de retrouver une certaine insouciance, quitte à envoyer promener cette censure qui devient oppressante et nous comprime, empêchant le monde d’avancer.

 

Étrange : dans la nuit du 4 au 5 février 2017, j’ai rêvé que Roger Moore se présentait à l’élection présidentielle française et que les autres candidats avaient adoptés l’angle d’attaque suivant : « Si il est élu, on va devoir l’appeler « Son Altesse ». Surement un effet de la polémique Fillon du moment. Polémique prenant place dans un contexte où les français s’apprêtent à voter massivement, afin de contrer un parti extrême, pour un jeune candidat placé par le Bilderberg. Le Nouvel Ordre Mondial est en marche ! « En politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon. » (Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32e président américain)

La série noire continue en 2017 avec les décès de Richard Hatch, immortel interprète d’Apollo dans la série Galactica d’origine et du mythique « War Doctor » John Hurt, connu pour ses rôles dans Alien, 1984, et, bien sur, Elephant Man. L’acteur étant décédé, ironie de l’histoire, cinq jours après l’investiture de Donald Trump. Trump, Elephant Man. Trompe, éléphant : comme si la Mort, sur son grand ordinateur, venait, encore une fois, de rendre hommage, à sa façon, à un personnage célèbre.


Archives pour la catégorie Goldorak

Lorsque Ian Fleming dénonçait le Bilderberg.

On assiste à une formidable inversion historique : jusqu’à la chute du Mur, nous avions le monde libre contre les Soviétiques et l’Internationale communiste ; désormais, on a le monde libre -défendu par Poutine contre les Américains et l’Internationale globaliste.

Que reproche-t-on à Poutine ? De ne pas vouloir des Femen et de l’Otan ? Comme on le comprend ! (Philippe de Viliers)

Le Biderberg pour les Nuls :

« Cet article s’adresse avant tout à la grande majorité des gens qui, souvent par manque de temps, par réflexe ou par paresse, accorde sa confiance aux médias traditionnels pour décrypter les rouages du pouvoir. Quant à la petite minorité déjà passée, comme moi, irréversiblement de l’autre coté du miroir, quelques éléments de ma copie pourront lui dévoiler des points qu’elle ignore peut-être.

Comme beaucoup j’ai découvert l’existence du club Bilderberg grâce à Internet. Cette organisation, inaugurée en 1954 par, entre autres, David Rockefeller, réunit une fois par an environ 130 personnalités du gratin financier, médiatique, politique, militaire et industriel occidental (Ce groupe est d’ailleurs l’instigateur, en 1973, de la Commission Trilatérale ; mais ça, c’est une autre histoire). La règle d’or de ce cercle quasiment non médiatisé est le silence assourdissant de ses membres, permanents ou invités, sur leurs échanges qui ont lieu à huis clos dans un hôtel cinq étoiles protégé par la police du pays hôte. Paradoxalement très peu de médias s’intéresse à cet événement qui concentre pourtant une bonne partie des décideurs occidentaux. Vous vous demandez certainement pourquoi les médias traditionnels français, pour ne parler que d’eux, n’en parlent pratiquement pas ?… Bref, on peut légitimement imaginer que ces médias, pour la grande majorité tout sauf philanthropiques, n’ont aucun intérêt à enquêter sur cette réunion qui sert probablement leurs intérêts. D’aucuns diraient que le club Bilderberg décide du sort des démocraties occidentales en manipulant l’opinion publique par l’intermédiaire des hommes et rares femmes politiques qu’il adouberait en coulisse. Je vous invite à continuer cette passionnante enquête sur Internet. Attention toutefois car le dépucelage que vous allez subir sera violent. Mais le plus dur sera sans doute la chute… » (Source : www.agoravox.fr)

Le populisme : un aveu ? Terme utilisé fréquemment en politique pour dévaloriser l’adversaire, le mot « populisme » est utilisé comme l’insulte suprême, instaurant l’idée, dans le peuple, que le populisme est un danger et que les personnes s’en réclamant sont dangereux. Hors, que signifie exactement le terme « populisme » ? Citons Latoupie.org : « En politique, le populisme désigne l’idéologie ou l’attitude de certains mouvements politiques qui se réfèrent au peuple pour l’opposer à l’élite des gouvernants, au grand capital, aux privilégiés ou à toute minorité ayant « accaparé » le pouvoir… accusés de trahir égoïstement les intérêts du plus grand nombre. » Citons Wikipedia : « Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du « peuple » (d’où son nom) et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l’élite », qu’il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. » Sachant que le politique est élu par le peuple, pour le peuple, le fait de trouver dangereux de se référer au peuple et de faire appel aux intérêts du peuple, n’est-il pas un aveu que les politiques sont au service d’une élite et non du peuple qui, de manière artificielle, les a porté au pouvoir ?

De grandes responsabilités impliquent de grands pouvoirs (devise politique)

Lorsque Ian Fleming affronta le Bilderberg :

« Le premier patron du Bilderberg, le prince Bernhard de Hollande, est né dans l’aristocratie allemande. Il a rejoint le parti nazi alors qu’il était à l’université, puis il rejoignit la SS mais se maria au sein de la famille royale hollandaise, larguant son uniforme noir SS et ses têtes de mort en argent avant le début de la guerre. Sa nouvelle patrie adoptive la Hollande fut dévastée par ses anciens amis en 1941, il s’enfuit alors en Angleterre avec la reine de Hollande Wilhemina et son épouse la princesse Juliana.

En tant qu’ancien officier de la SS, il fut mit sous observation par le maître de l’espionnage de l’amirauté britannique, Ian Fleming (NdT : celui qui écrivit les romans de James Bond…), après une année d’observation attentive, le prince Bernhard fut introduit dans l’armée britannique en tant qu’officier de liaison de confiance. » (Source : www.legrandsoir.info/la-prise-en-main-silencieuse-par-le-groupe-bilderberg-du-budget-britannique-de-la-defense-d-une-valeur-de-60-milliards-de.html)

Biographie du fondateur du groupe Bilderberg :

« Né comte de Lippe-Biesterfeld à la suite du mariage morganatique de son père avec la comtesse (divorcée) Armgard von Sierstorpff-Cramm, il est créé altesse sérénissime et prince de Lippe en 1916.

En 1933, il adhère au NSDAP (parti nazi) qu’il quitte le 9 septembre 1936. Le 7 janvier 1937, il épouse la princesse héritière des Pays-Bas Juliana, fille unique de la reine Wilhelmine. De cette union naissent quatre filles, la future reine Béatrix, née en 1938, Irene née en 1939, Margriet née en 1943, et Marijke, appelée Christina, née en 1947.

Le prince Bernhard a eu également, entre autres, deux filles illégitimes : Alicia de Bielefeld, née en 1952 d’une mère pilote allemande, et Alexia, née en 1967 de sa maîtresse parisienne Hélène Grinda.

Lors de l’invasion allemande des Pays-Bas, il se réfugie avec la famille royale en Angleterre. Tandis que sa femme gagne le Canada, il intègre la Royal Air Force comme pilote de chasse et participe à plusieurs missions de combat. Assurant le lien entre la reine et les autorités alliées, il devient, en 1944, commandant en chef des forces armées néerlandaises qui participent à la bataille de Normandie puis à la libération des Pays-Bas. Il reçoit à Amsterdam le 5 mai 1945 la reddition des troupes d’occupation allemandes à Hotel de Wereld (en) à Wageningue.

Quand son épouse devient reine des Pays-Bas en 1948, il devient prince consort et le demeure jusqu’à l’abdication de celle-ci en 1980. Il est considéré comme cofondateur du très controversé groupe Bilderberg, dont la première édition a lieu, en 1954, à Oosterbeek, aux Pays-Bas. Il est en outre le créateur du prix Érasme.

De 1954 à 1964, il est président de la Fédération équestre internationale. Il est le président fondateur du Fonds mondial pour la nature (WWF) de 1962 à 1976.

Il meurt, le 1er décembre 2004, au centre hospitalo-universitaire d’Utrecht, des suites d’un cancer. » (Source : wikipedia)

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Réunion annuelle du SPECTRE ?

Biographie du fondateur du SPECTRE :

« Ernst Stavro Blofeld est né à Gdynia d’un père polonais et d’une mère grecque. Après s’être inscrit à l’université de Varsovie pour suivre des cours de sciences économiques et d’histoire politique, il étudia le métier d’ingénieur et la radio à l’institut technique de la même ville.

À l’âge de 25 ans, il obtint un poste modeste dans l’administration centrale des P.T.T. car il souhaitait y mettre à l’épreuve sa théorie, selon laquelle être le premier à disposer d’informations exactes est, en temps de paix comme en temps de guerre, la base de toute décision efficace et permet d’asseoir une réputation. Il se mit à appliquer cette théorie en examinant soigneusement les câbles, les messages radio qui passaient entre ses mains et en se servant de ces informations pour effectuer quelques placements boursiers d’importance réduite.

Un changement dans la nature du trafic postal lui permit d’avoir accès à des renseignements concernant les ravitaillements militaires et à des messages diplomatiques. Il conçut alors que cette tâche sans intérêt pour lui pouvait avoir une grande importance pour les puissances étrangères. S’intéressant particulièrement aux messages comportant les mentions du genre « confidentiel » ou « top secret », il mit au point un réseau d’informateurs, parfaitement imaginaire mais extrêmement plausible, basé sur les noms des personnages subalternes qui étaient les destinataires des messages qu’il interceptait.

Son réseau baptisé TARTAR, il se mit en contact avec l’attaché militaire allemand qui devint son premier « client ». L’ambition vint avec ses premières rentrées d’argent et il envisagea de diversifier ses clients. Cette expansion lui réussit également et, finalement, à la tête d’une coquette somme, il réussit à cesser cette première activité sans douleur. C’est à ce moment qu’il parvint également à faire disparaître la page de l’état civil de Gdynia sur laquelle il figurait et, muni du passeport d’un marin canadien, il se rendit en Suède. Il voyagea ensuite sous différentes identités avant de louer, sagement, les services d’un autre réseau (le RAHIR) aux forces alliées, ce qui lui permit, à la fin de la guerre, d’être encensé par les vainqueurs.

De là, il fila vers l’Amérique du Sud dont il revint quelques années plus tard sous l’identité de Ernst Blofeld, pour créer le Service Pour l’Espionnage, le Contre-espionnage, le Terrorisme, la Rétorsion et l’Extorsion (SPECTRE).

Au fil des années, son organisation a développé son influence sur divers groupements de moindre importance et ses domaines d’action se sont diversifiés. Pour des raisons de sécurité, Blofeld, qui est particulièrement sensible à cet aspect de la vie marginale, a déplacé son quartier général à de nombreuses reprises.

Dans le même temps, il a su profiter des progrès de la chirurgie plastique pour changer d’apparence plusieurs fois — allant même jusqu’à sacrifier la forme de ses oreilles afin de revendiquer l’héritage du titre de comte de Bleuchamp.

Il semblerait d’ailleurs qu’il se soit octroyé l’exclusivité d’une découverte de pointe applicable en remplacement de la chirurgie esthétique et qu’il soit en mesure de reproduire son aspect physique sur des volontaires de son organisation. Lors d’un passage à Paris, Blofeld a vécu pendant quelques années avec une Française qui a donné naissance à Nena, héritière « légitime » pour la direction de SPECTRE.

Dans les romans, il apparaît tout d’abord, en tant que grand organisateur de l’Opération Tonnerre. Il en est fait mention dans Motel 007, puis dans Au service secret de Sa Majesté, où il teste un virus sur des jeunes filles dans une clinique pour personnes allergiques.

Responsable de la mort de Tracy (comtesse Teresa di Vincenzo, née Draco), la femme de James Bond, le jour même de leur mariage, il réapparaîtra ensuite dans le roman suivant On ne vit que deux fois, où James Bond l’élimine. Le génie du mal y vit reclus, vêtu en samouraï dans sa forteresse médiévale au Japon. Il a élaboré un jardin des supplices, un domaine couvert de plantes vénéneuses, de fleurs aux parfums mortels, d’arbustes empoisonnés où viennent mourir les Japonais candidats au suicide.

Dans ces deux derniers romans, il est secondé par la terrible Irma Bunt, assistante et compagne, qui échappe à la mort avant de revenir dans la nouvelle de Raymond Benson, Le Spectre du passé (Blast from the Past).

Ian Fleming écrit que Blofeld est né le 28 mai 1908 ; il a donc la même date de naissance que son auteur.

Blofeld est décrit comme étant féru d’art. Il apprécie par ailleurs la compagnie des animaux, principalement des chats blancs et des piranhas (il en possède un bassin dans sa forteresse japonaise, dans lequel il n’hésite pas à jeter en pâture ses employés qui ont échoué dans leur mission, à l’instar de la jeune secrétaire de son employé Osato, Helga Brandt, qui y meurt dévorée vivante comme très cruel prix de son échec à tuer Bond). (Source : wiki)

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Réunion annuelle des Bilderberg ?

Etrange que Ian Fleming surveilla le futur co-fondateur des Bilderberg avant de créé une organisation fictive à son image que son populaire héros affrontera.

Notons que le nom complet du co-fondateur des Bilderberg est Bernhard de Lippe-Biesterfeld (ce qui donne en anglais Bernhard OLippe-Biesterfeld) et que le nom complet du fondateur du SPECTRE est Ernst Stavro Blofeld. Étrange similarité que les deux noms sonnent pareils : Blofeld = Biesterfeld ?

Ian Fleming rejoindrait, ainsi, la liste des personnes dénonçant le Bilderberg, au coté de personnalités aussi variées que sont, par exemple, Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Manuel Valls (de façon involontaire), Stanley Kubrick, certaines productions Disney (curieusement, dans SPECTRE, Bond annonce, alors qu’il infiltre la réunion du SPECTRE, qu’il s’appelle Mickey Mouse à un garde, et, fait étrange, trouve les informations concernant le repaire secret de Blofeld en suivant un rat (souris ?) blanc tel Alice suivant son lapin blanc, symbole bien connu des théoriciens du complot) ou J.J. Abrams. D’ailleurs, on ne peut pas éviter de faire le rapprochement entre la scène de SPECTRE (une menace fantôme, visiblement) ou Bond est attaché sur une chaise de torture destinée à lui effacer l’esprit à l’aide de seringues hypodermiques à la scène du « Réveil de la Force » où Rey, attachée sur une chaise de torture se fait « violée » mentalement par Kylo Ren, rien que pour nos yeux. Les deux scènes faisant référence au casque de Koren (ou casque de Dieu) expérience de manipulation mentale de volontaires destinée à leurs créer des hallucinations, religieuses ou paranormales, et à la chaise de Montauk, visant à créer des hallucinations chez des médiums, visualisant, entre autre, un monstre, le tout faisant échos à la scène d’Orange Mécanique où Alex, ancien délinquant, subit une reprogrammation mentale, les yeux grand ouverts, visant à le rendre plus docile. Kubrick, réalisateur du film, ayant également réalisé le fameux « Eye Wide Shut », film dénonçant le Projet Monarch, visant à développer les techniques de manipulation mentale, le tout faisant parti du projet Bluebeam, visant à créer dans la population des hallucinations religieuses ou paranormales. De quoi garder les yeux grand fermés ! On peut d’ailleurs dire que toute la période Daniel Craig (son coté Poutine n’est peut être pas innocent) vise à dénoncer le Bilderberg, comme le démontre la fameuse scène de « Quantum of Solace » ou Bond assiste à une réunion secrète des décideurs de ce monde pendant un opéra où une projection murale diffuse un œil géant, le symbole de l’œil étant associé aux Francs-maçons ou/et aux Illuminati. De quoi garder en permanence ouvert son œil de Lynx ! « On assiste à une formidable inversion historique : jusqu’à la chute du Mur, nous avions le monde libre contre les Soviétiques et l’Internationale communiste ; désormais, on a le monde libre -défendu par Poutine contre les Américains et l’Internationale globaliste. »

Lorsque Goldorak dénonçait le Nouvel Ordre Mondial :

Dans l’épisode « Le lynx de l’espace » de la série culte Goldorak (1975-1977), le professeur Procyon se rend en Suisse afin de défendre un système de surveillance mondial par satellite, « le lynx de l’espace » afin de contrer les agissements des forces de Véga, groupuscule terroriste venu du cosmos et qui ambitionne de coloniser la Terre en implantant des bases secrètes sous-marines. Afin de promouvoir son Big Brother spatial, il se déplace dans le pays de Guillaume Tell en compagnie d’Alcor, le héros national japonais, de la girl-farmer Vénusia et de la Lady Grendizer Phénicia, sœur d’Actarus, pilote du robot géant Goldorak, subtilisé à Véga, et seul rempart à l’invasion alien. Pour défendre son « œil de l’espace », Procyon compte sur le soutien d’un de ses amis, le professeur Schubyler. Hors, celui-ci se fait capturer et remplacé devant le congrès international. Le faux Schubyler argumente que Procyon, sous prétexte d’invasion extraterrestre compte mettre en place un système mondial de surveillance de la population qui ferait de lui un futur Hitler (qui, pour info, est aussi surnommé Moloch), un dictateur contrôlant le monde grâce à son Big Brother. Le conseil refuse donc que le lynx soit opérationnel et ordonne sa destruction. On ne peut s’empêcher de penser à la célèbre phrase faite par le Président Reagan devant les Nations Unies en 1987 :   »…Obsédés par les rivalités du moment, nous oublions souvent tout ce qui unit les membres de l’humanité. Peut-être avons-nous besoin de quelque menace mondiale extérieure afin de prendre conscience de ce lien. Je pense quelquefois que nos différences disparaîtraient très vite si nous devions faire face à une menace extraterrestre. Et pourtant, je vous le demande : Une force extraterrestre n’est-elle pas déjà parmi nous ? » L’épisode de Goldorak a le mérite de poser une question pertinente : est-ce que le Nouvel Ordre Mondial sert à nous protéger d’une possible invasion extraterrestre grâce à un système de contrôle ou, à contrario, est-ce qu’une possible invasion extraterrestre ne sert que de prétexte à mettre en place un système de contrôle, dictature mondiale au service d’un groupe bien humain ? Il est surprenant de constater que lorsqu’un homme politique ayant quitter ses fonctions se met à parler d’ovnis, on lui donnerait le bon dieu sans réfléchir, alors que l’on se méfiait de ses déclarations durant sa mandature. A l’instar de l’ancien ministre canadien Paul Hellyer qui déclare que nous sommes visité par une douzaine de race extraterrestres. Alors, réelle divulgation ou volonté d’entretenir le mythe ? C’est vous qui voyez !

Rappelons que dans SPECTRE, l’organisation de Blofeld utilise une menace factice (par le biais d’attentats réels) pour mettre en fonction un système de surveillance mondialisé, dont elle est la maîtresse, se plaçant au dessus des nations. Un groupe privé (mafieux, dans le cas présent) devenant supérieur à une nation. La stratégie du choc !

My art is in great demand, Mr. Bond. I go all over the world. I am especially good at the celebrity overdose…I am a professor of forensic medicine. Believe me, Mr. Bond, I could shoot you from Stuttgart und still create ze proper effect. (Doctor Kaufman, Tomorrow never dies)

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L’ovterre piloté par Alcor fait curieusement penser à un Vril nazi (prototype d’engin volant qui serait à l’origine du mythe ovni).

Et, pendant ce temps là :

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Daniel : « Je n’aurai pas du accepter ce film, me voila attaché à une chaise pendant qu’une fille me regarde me faire torturer. La prochaine fois, je demande à ce que ce soit l’inverse : la fille qui soit attachée à la chaise pendant que je la regarde se faire torturer.

Léa : « Tu peux aller te brosser, mon beau.

Daniel : « Dur ! Dur !

Plus tard :

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Daisy :  »Je n’aurai pas due accepter ce film, me voila attachée à une chaise pendant qu’un type me regarde me faire torturer. La prochaine fois, je demande à ce que ce soit l’inverse : le type qui soit attaché à la chaise pendant que je le regarde se faire torturer.

Daniel :  »Tu peux aller te brosser, ma belle.

Daisy : « Dur ! Dur !

 

N’hésitez pas à lire mon « roman-vérité » Silve, racontant les aventures de la femme-louve du même nom, et qui, par le biais de la fiction, révèle quelques infos. 

Le Grand Vire.

Parfois, les goûts des enfants, le moment ou l’on découvre que l’on apprécie un domaine, un genre, correspond à un lieu insolite qui participe, que ce lieu soit magnifique ou pas, à la gestation de ceux-ci. En réfléchissant, mon gout pour la science-fiction pris forme lorsque, enfant, je vivais à Vaulx-en-velin, dans les années 1979-82. Pour comprendre ce qu’était le Grand Vire à l’époque, avec son centre commercial situé au centre ville, le centre commercial devenant le point central de la ville et symbolisant une certaine idée (capitaliste) du futur, il faut faire un petit historique. Je citerai le site de la ville (.gpvvaulxenvelin.org) :

« En 1964, le gouvernement confirme par arrêté la décision de créer une ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) à Vaulx-en-Velin. En 1969, les compétences en matière d’urbanisme sont transférées à la communauté urbaine nouvellement créée. L’aménagement de la ZUP débute vers 1970. En une dizaine d’années, 8300 logements voient le jour, dont 90% de logements sociaux, sur une surface de 200 Ha, faisant de la ZUP de Vaulx-en-Velin l’une des plus importantes mais, également, l’une des dernières à être réalisée.

La ZUP conquiert les terres agricoles situées entre le village et le canal de Jonage. Quartiers, grands immeubles, larges avenues, pôles commerciaux… un nouvel urbanisme prend forme qui s’affranchit des principes d’aménagement qui jusqu’ici prévalaient et qui vient rompre l’organisation urbaine de la commune. La centralité est d’ailleurs repensée. Le centre administratif et commerçant de la commune, historiquement au village, est transféré au coeur de la ZUP et prend la forme d’un centre commercial de 25 000 m² (le Grand Vire) qui accueille de grandes enseignes, est doté d’un nouvel Hôtel de Ville mais exclut tout logement. C’est de part et d’autre de ce nouveau centre ville que s’agencent les quartiers de logements, délimités par des avenues surdimensionnées, et reliés par la promenade Lénine qui assure une liaison piétonne d’un bout à l’autre de la ZUP. »

Notez l’ironie de nommer le chemin piétonnier menant au temple de la consommation de masse qu’était le Grand Vire du nom de Lénine.

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Construction du Centre Commercial en 1975.

Comme toute utopie, le Grand Vire allait se transformer en dystopie, le centre commercial bâtant des records (du nom du supermarché de l’époque ou j’habitait dans la « zone » : « Record est une chaîne d’hypermarchés créés par les Établissements Decré. Le premier hypermarché Record est ouvert en 1967 en périphérie de Nantes, à Saint-Herblain au pied de l’immeuble du sillon de Bretagne (actuel hypermarché Auchan). Il s’agira alors du quatrième hyper de France et à l’époque du deuxième en taille avec ses 6 500 m2, suivi quelques mois plus tard d’un nouveau Record à Cholet. Depuis 2008, il ne reste plus qu’un seul magasin Record à Grosbliederstroff. » selon Wikipédia.) Citons à nouveau le site de la ville :

« Chômage, délinquance, discrimination, rapports humains qui s’effritent, détresse sociale… Comme d’autres villes de banlieue qui ont grandi trop vite, Vaulx-en-Velin vit les effets de la crise sociétale qui s’intensifie au fil des années 80-90.
A cela s’ajoutent les conséquences d’un urbanisme qui, de plus en plus, se présente comme un écueil: des quartiers qui vivent repliés sur eux mêmes, des logements qui vieillissent déjà, des espaces publics mal finis et qui se dégradent rapidement, des équipements publics insuffisants (pas de lycée d’enseignement général) et le métro qui s’arrête aux portes de la ville… Petit à petit, c’est toute la ville qui s’enlise et qui voit les investisseurs privés se raréfier, ses commerces déserter son centre commercial du Grand Vire (départ de Ikéa en 1986 puis de Auchan en 1992) et même sa population diminuer (moins 6000 habitants en 10 ans). Le point d’orgue de cette spirale infernale a lieu en octobre 1990 avec les émeutes du Mas du Taureau qui prennent une forte résonance médiatique à l’échelle nationale.
Mais après le choc suit l’heure de la mobilisation : l’événement a précipité la création d’un Ministère de la Ville et celle des Grands Projets Urbains (qui deviendront Grand Projet de Ville en 2000), un dispositif fort et partenarial dans le cadre duquel la municipalité peut engager un important chantier de renouvellement urbain dans l’ex ZUP retenu, dès 1993, comme l’un des premiers sites prioritaires de l’hexagone. »

Le Centre Commercial sera donc détruit et remplacé par un centre ville plus traditionnel. « Il faut remettre l’Eglise au centre du village », disait un politique se prenant pour Dieu. Devant l’impasse ou se trouvait la ville en mettant un symbole de la consommation de masse au centre de son système, on peut se poser la question de savoir s’il est judicieux de placer la consommation de masse au centre du monde actuel.

Le centre ville dans les années 1970

Le centre commercial sera, donc, pour mes yeux d’enfant de 7 ans, dans le contexte de l’imagerie futuriste de la fin des années 70, ma première représentation de l’avenir. Difficile, en cette période de vague ovniesque, d’oublier le terrain vague que longeait la promenade Lénine ou l’on s’attendait à voir atterrir un ovni (ou le San Ku Kai, dans mon cas), loin de me douter que plus tard serait construit un planétarium à cet endroit. Le film « L’Age de cristal » évoquait des villes intérieurs proches de centre commerciaux tel la Part Dieu ou le Grand Vire, Jean-Claude Bourret commentait les apparitions d’ovni à la télé, les sorties au cinéma de « La Guerre des étoiles » et « Rencontre du troisième type » en 1977 ont durablement influencées la mode de l’époque, s’invitant même dans la variété disco que l’on regardait dans les émissions de variétés (comme « Champs-Elysées » de Drucker). Voila pour le contexte. Souvenirs en vrac : je me souviens d’une exposition itinérante sur la science-fiction ou était exposés des œuvres conçues par des écoliers. Je me souviens de l’émission « Temps x » (diffusée à partir du 21 avril 1979) des fréres Bogdanoff et de ses reportages sur « Doctor Who » qui permettait, à défaut de diffuser la série, de suivre la série par procuration. Je me rappelle avoir été marqué par le cycle de « La clé du temps » ou le docteur devait récupérer plusieurs éléments de formes géométriques divers qui, une fois rassemblés en cube, devait permettre le contrôle de l’espace-temps. Voyant les divers bâtiments géométriques de la ville, le rapprochement fut vite fait et je constate que l’image de l’avenir que j’ai est purement géométrique. Je me souviens de la diffusion du King-Kong de 1933 qui me fourrât la trouille et, malade des oreillons, de la vision de « Planète Interdite » qui deviendra un de mes films préférés. Je me souviens de la diffusion des Tarzan avec Weissmuller et de la trouille que j’avais de voir « l’homme qui valait trois milliards » (diffusé depuis le 11 janvier 1975) de peur de voir des opérations chirurgicales à l’écran (le générique influençant le jugement) alors que je regardais sans problèmes « Super Jaimie » (première diffusion en France : 19 septembre 1976). Je me souviens de mes lectures à la bibliothèque de l’Ecoin ou je lisais les aventures de Philémon de Fred (les mains chevaux !!!) et de la diffusion des « New Avengers » (« Chapeau melon et bottes de cuir » version Gambit et Purdey) et de l’épisode en deux parties « Le long sommeil » ou on revoyait Emma Peel et qui se passait en France ou de l’épisode « Le baiser de Midas » et de la confusion naissante avec la vision, en parallèle, des aventures de Yan Thomas, le Mulder de l’époque, dans la bien nommée série  »Aux frontières du possible » (les villageois vivants au ralenti !!!). Et les souvenirs liés à la « Dernière séance » (première séance : le 19 janvier 1982) qui m’a permis de découvrir le cinéma et qui donnait, justement, l’impression de se trouver dans une salle de projection alors que l’on était assis dans son canapé.

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Je me souviens de « l’homme qui venait de l’Atlantide » (premiére diffusion : 29 janvier 1979) avec « Les Flammèches » qui me faisaient peur, la méduse créé par Schubert ou Mark Harris propulsé dans l’histoire de « Roméo et Juliette ». Je me souviens, de la diffusion de Capitaine Flam, offensive pour contrer le phénomène Goldorak. Souvenirs émus de ce livre devenu culte et qui me suit dorénavant dans ma vie, le fameux « Images de la science-fiction » dont je ne me lasse pas des photos (merci, Jean-Luc et Patricia). Un livre qui fait échos à la découverte de « Cosmos 1999″ et ses concepts dérangeants : les protagonistes qui vieillissent en traversant « Le soleil noir » ou, au contraire, l’enfant d’Alpha qui, habité par une entité extraterrestre, grandit en vitesse accéléré avant de vivre en couple avec sa mère, habitée par la femme de l’entité ayant pris possession du gosse (!!!). Autres images : celle des Cylons de « Galactica » réponse évidente à une saga cinématographique alors en vogue. Tout comme l’œuvre culte pour les enfants de l’époque, je veux parler de « San Ku Kai », diffusée dans Récré A2 à partir du 15 septembre 1979, avec le fameux vaisseau donnant son titre à la série et qui, rappelons-le, devait se poser à coté du Grand Vire (Cyclotor, ma peur d’enfant). Autre souvenir de cette période fertile pour les enfants ayant la tête dans les étoiles : la plus terre à terre, mais plus gadgétisé, série « Superbug » (diffusion à partir du 12 avril 1980) avec sa coccinelle (la voiture, je précise) équipée d’un ordinateur préfigurant K2000 et dotée de gadgets à faire pâlir James Bond. C’est aussi durant cette période que j’ai vu « Chroniques Martiennes » de Michael Anderson (l’extraterrestre polymorphe poursuivi entre les bungalows d’une colonie terrienne sur Mars !!!) qui confortera ma vision « géométrique » du futur.

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Je me souviens, bien sur, de la découverte d’Ulysse 31 (à partir du 3 octobre 1981) qui me fit consulter les livres sur la mythologie grec à la bibliothèque de l’Ecoin. J’en profitait pour feuilleter également les livres adaptés de l’émission « Les voyageurs de l’histoire », diffusée entre 1980 et 1984 ou l’animateur Jacques Martin, le cauchemar du Dimanche (« Si tu manges pas ta purée, t’iras à l’école des fans !!! »), se prenait pour le docteur Who. A défaut de l’original, on se contentait de la copie (l’épisode sur la peur de l’An Mille !!!).

N’oublions pas aussi de citer Albator 78 et ses Sylvidres (des femmes nues dans une émission pour enfants, chouette !!!), la version de « L’homme invisible » avec David McCallum qui s’amusait à retirer sa tête (!!!), Holmes et Yoyo, Spiderman (« L’araignée, l’araignée !!! »), les Quatre Fantastiques (avec la chanson incontournable de Noam), l’écologique Spectreman, avec son héros qui faisait aussi peur que ses ennemis…

Je me souviens aussi d’un truc bizarre : un téléfilm avec des humains pouvant respirer sous l’eau, avec un femme pouvant transformer des gens avec une baguette magique, je crois qu’elle transforme un type en saucisson, avant de se voir transformer en sac de farine (avec des oreilles !!!), qui sera utilisé pour faire un soufflet, ou un gâteau (?), avant qu’elle ne retrouve sa forme normale mais, la pate ayant levée, se retrouvant avec une taille de géante. A la fin, elle vit dans une roulotte dont elle passe la tête par le toit pour dicter ses ordres. Ce devait être allemand. Bref, un truc bizarre que je n’arrive pas à situer.

Bref, contre toute attente, le Grand Vire est devenu, pour mon imaginaire, indissociable de la science-fiction, ayant connu les années utopiques et ayant déménagé juste avant les années dystopiques, sauvant mon imaginaire.

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Photo du Grand Vire à l’époque de sa gloire et photo plus récente de l’hôtel de ville, dernier vestige de l’époque, ou l’on peut voir l’entrée du centre commercial, rappelant qu’un jour, à une époque lointaine, très lointaine, le futur ressemblait à un supermarché Record.

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Le cinéma fantôme ou le début d’une passion.

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Pour commencer : j’habite à villefranche Sur Saone, dans le Beaujolais. Mes parents s’installèrent dans la région au début des années 80. Et je me souviens que ma fascination pour le cinéma commença à cette époque. Non pas en voyant l’enseigne de l’Eden dans la rue nationale (je me souviens que E.T. était à l’affiche ainsi que « Histoire d’O n°2″, de quoi traumatiser le futur amateur, et mateur, qui sommeillait), ni du Rex, caché dans une cours d’école, et dont je découvris plus tard l’existence. Ni même, j’ignore quel était son nom à l’époque, le futur « 400 coups », cinéma d’Arts et d’Essais que je soupçonne d’avoir vécu un début de carrière placé sous le signe du bis. Non, le cinéma qui m’a traumatisé se trouvait à l’actuel Place du Marché, la ou se trouve maintenant un parking. Je me souvient, qu’enfant, ce cinéma attirait ma curiosité. Évidemment, je n’avais pas l’âge requis pour aller voir les films bis qui étaient sa spécialité. Je me rappelle d’une affiche de ce qui était (bien avant Pirates des Caraïbes) un film mélangeant pirates et morts-vivants (« Le peuple des abîmes » ??) ou de cette affiche montrant un saurien géant sortant de l’eau (« Le grand Alligator » ??), des affiches aussi traumatisantes que celle, ultra-culte, de Creepshow (larmes). Le cinéma fut détruit au mauvais moment, celui ou je pouvais commencer à le fréquenter, mais son souvenir, alors que celui-ci a disparu de la mémoire des habitants, me poursuit et explique pourquoi ces cinémas de quartier me fascinent, moi qui ai surtout connu l’ère de la vidéocassette et de « La Dernière Séance ». Aussi inoubliable que la découverte de « Planète Interdite » à la télévision, à une époque ou le cinéma passait encore à la télé (je me souviens l’avoir vu alors que j’avais les oreillons) ou la course que je devais pratiquer en sortant de l’école afin de ne pas rater l’épisode de Goldorak ou de San Ku Kai du moment.

Ainsi, si, par un hasard comparable à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin, ainsi, donc, si quelqu’un à des informations sur ce cinéma, des souvenirs, des photos, voir, plus simplement, son nom, qu’il m’en fasse part.

Et, tiens, soyons fous, vous pouvez également donner vos souvenirs de Cinémas de Quartier.

Putain, mais c’était quoi ce cinéma ??

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Thriller (1982).

« La jeunesse actuelle fait de plus en plus preuve de son mauvais goût. Non seulement elle s’abreuve de Goldorak, dessin animé néo-naziste qui nous fait regretter l’époque de Pollux et son manège, mais voila qu’elle met sur un piédestal un jeune chanteur, noir en plus, qui, sous couvert de rendre hommage au cinéma d’horreur, nous donne droit à une sorte de court métrage hideux qui fait pitié à tout les amateurs de films d’épouvantes réussis. Et le pire ? C’est que l’on trouve dans ce « clip-vidéo » (comme on l’appelle) le grand Vincent Price (qui, d’après ce qu’on m’a dit est grandiose dans ses films), qui se fourvoie donc encore plus depuis qu’il prêta sa voix à la maison hanté de Disneyland. Bon acteur (je songe à lui pour le film que j’écris sur la vie pastorale et que je souhaite voir réalisé par Polanski), excellent danseur, ce Michel Jackson ne connaîtra probablement pas un destin à la Elvis et mourra, comme tant d’autres idoles éphémères, dans l’anonymat le plus complet. Je doute qu’en l’an 2000, époque ou, je le prédit, chaque foyer aura un magnétoscope chez lui, ou les voitures seront toutes équipés de téléphone permettant de joindre à tout moment son propriétaire, ou, ça j’en suis sur, l’on aura cinq chaînes de télévision (je sais, je suis ambitieux), l’on se rappellera de ce Jackson. Au moins, vu que personne ne se souviendra de lui, il ne pourra pas avoir une tête plus bizarre que dans ce métrage. Au moins, sur ce point, je suis rassuré. »

Article du grand critique Basil Populapulatorious parue en 1982 dans le fanzine “L’amour du fantastique”.

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« La preuve que Fred Astaire ne connaîtra jamais de successeur. »

Phenicia.

Attention : cet article possède un haut degré d’érotisme…

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Texte tiré du site Goldorakgo.com :

« La série connait un très bon début, l’audience progressant régulièrement (et enregistrant son meilleur score à l’occasion de l’ep.21) avant de commencer à décroître très légèrement à partir de l’ep.27; une petite chute qui va cependant s’accentuer au fil des épisodes et ce jusqu’aux résultats catastrophiques de l’ep.42. Visiblement une des causes de cette soudaine dégringolade est Hikaru (Vénusia), dont le rôle a pris une importance considérable depuis l’ep.37, ce qui n’est visiblement pas du goût des jeunes garçons japonais qui sont nombreux à envoyer des lettres de protestation…
Certes, il y a déjà eu des héroïnes au sein de dessins animés plutôt destinés aux garçons, mais toute la différence entre Jun/Princesse (Gatchaman/La bataille des planètes), par exemple, et Vénusia, c’est que si la première a été imposée comme telle dès le premier épisode de la série, Vénusia, quant à elle, est une jeune femme qui a mûri et gagné son indépendance au fil des épisodes, passant d’un rôle secondaire où elle se contentait bien souvent d’admirer Actarus à un rôle de premier plan, prenant elle-même part à l’action et allant même jusqu’à sauver la vie du héros. Ce changement de statut est donc très mal perçu… 

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Suite à ces très mauvais résultats de l’ep.42, il est alors décidé d’apporter un peu de sang neuf à la série afin de tenter d’infléchir cette baisse d’audience qui pourrait mettre en danger sa survie.
L’idée est de compléter la patrouille des aigles d’un quatrième membre. Dans un premier temps, c’est Sayaka (issue de Mazinger Z) qui est envisagée pour rejoindre les rangs des héros et devenir le pilote du Fossoirak; mais Go Nagai, qui n’était déjà pas très favorable à la participation d’Alcor, s’y oppose.

 Finalement, il est décidé de créer un nouveau personnage : ce sera Maria Grace Fleed (Phénicia), la soeur d’Actarus – dont le design est signé Shingo Araki – et qui fera sa première apparition au cours de l’ep.49. (source : http://www.goldorakgo.com/)

 

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Phenicia nue (messieurs, il n’y a pas que l’audience qui  grimpa avec son arrivée).

 

Message privé : heu, Phénicia, je ne sais pas comment te le dire mais, heu, sur la dernière photo : tu as la braguette ouverte.

Pourquoi le siege d’Actarus fait un tour sur lui-meme…

A la question pourquoi le siège d’Actarus fait un tour sur lui même lorsqu’il effectue son transfert de la navette à Goldorak voila la réponse : comme dans une montagne russe le siège d’Actarus est relié au mécanisme de commande des deux équipements : la navette et le robot. Ainsi, quant le siège effectue un premier demi tour il désenclenche le mécanisme permettant de commander la navette. Alors que le second demi tour permet d’enclencher le siège au mécanisme de commande du robot. Voici donc une réponse satisfaisante à une question toute bête. Et cela lui permet par la même occasion de voir s’il a un ennemi de caché derrière lui (dixit Go Nagai).

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