Star Wars et Tolkien : les liens de l’Anneau.

Quand les sagas sont sans fin, on s’aperçoit que les cycles de brutalité et de totalitarisme font eux aussi un éternel  retour.

Peu de temps après avoir terminé Le Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien se mit brièvement au travail sur une suite qui devait s’intituler La Nouvelle ombre et se dérouler 100 ou 150 ans plus tard sous le règne du fils d’Aragorn, Eldarion. Le lien principal entre les deux histoires était le personnage secondaire de Beregond, soldat noble mais disgracié de Gondor, dont le fils Borlas devait être un des personnages principaux de La Nouvelle ombre.

Dans La Nouvelle ombre, le dénouement “eucatastrophique”(1) du dernier volume, Le Retour du roi, se révèle avoir été de courte durée ; les Elfes et les Sorciers ayant été chassés de la Terre du Milieu, les Nains vivant sous terre et les Hobbits dans leur enclave de la Comté, les Hommes ont tôt fait de retomber dans leurs anciens travers. D’ailleurs, même si les Hommes de Gondor se souviennent de la Guerre de l’anneau, ils semblent en avoir déjà oublié la plupart des péripéties. Ils paraissent ne pas se souvenir, ni prendre très au sérieux, le fait d’avoir autrefois combattu au côté des dieux et des anges dans une guerre contre le mal, et de l’avoir vaincu. Au lieu de cela, les enfants s’amusent à jouer aux Orques ; la mort d’Elessar donne lieu à des complots politiques réactionnaires ; et quelque chose comme un culte secret de la mort, le culte de rebelles adorateurs du diable, semble même se répandre parmi les élites de Gondor.

Tolkien ne rédigea que treize pages. Plus tard, il devait écrire :

J’ai bien entamé une histoire qui se déroulait un siècle après la Chute, mais elle s’est avérée sinistre et déprimante. Puisqu’il s’agit des Hommes, il est inévitable que l’on s’intéresse à l’une des facettes les plus regrettables de leur nature : leur rapidité à se lasser du bien. De telle sorte que le peuple de Gondor, en période de paix, de justice et de prospérité, sombre dans le mécontentement et l’agitation—tandis que les souverains descendant d’Aragorn deviennent de simples rois et gouverneurs—comme Denethor ou pire encore. Je me suis aperçu que, dès le début de l’intrigue, les complots révolutionnaires abondaient, autour d’une religion satanique ; tandis que les enfants de Gondor, jouant aux Orques, s’amusaient à semer le désordre. J’aurais pu écrire un « thriller » sur la découverte du complot et sur son renversement—mais cela n’aurait guère été plus loin. Cela n’en valait pas la peine.

À la place, Tolkien s’est de nouveau tourné vers le projet imaginaire qui a plus ou moins défini sa vie : Le Simmarilion, commencé entre 1914 et 1917, sur lequel il a travaillé par intermittence jusqu’à sa mort en 1973. L’ouvrage, je l’ai remarqué, marque le seuil critique — ou plutôt la ligne en pointillés—entre les simples fans de Tolkien et ses inconditionnels—une voie qui vous mène à explorer l’Histoire de la Terre du milieu de Christopher Tolkien en douze volumes, ainsi qu’à découvrir les propres commentaires de Tolkien, fort élaborés (et rédigés sur une note quelque peu admirative), sur son propre legendarium, sans oublier les multiples versions des narrations qui constituent l’arrière plan mythologique du Seigneur des anneaux. 

En théorie, Le Silmarillion précède Le Seigneur des anneaux—il s’agit des légendes des Elfes traduites et annexées par Bilbo au Livre rouge lors de sa retraite à Rivendell—mais la version publiée inclut un résumé de deux pages de la Guerre de l’anneau qui culmine en un bref aperçu, dans la veine de La Nouvelle Ombre, du futur de Gondor postérieurement au règne d’Aragorn. Il nous rappelle la plantation de l’Arbre blanc qu’Aragorn et Gandalf ont découvert dans les montagnes près de Gondor et qu’ils replantent à Minas Tirith comme symbole du règne d’Aragorn: « tant qu’il grandissait encore, les Jours anciens n’étaient pas totalement oubliés dans le cœur des Rois », écrit Tolkien. Tant qu’il « grandissait encore », cela signifie qu’il ne grandit plus. Je ne sais pas si j’irais jusqu’à qualifier Le Silmarillion de « sinistre », mais j’ai enseigné le livre le semestre dernier, après avoir essayé sans succès de le lire quand j’étais enfant, et le terme de « déprimant » me paraît assez juste.

Ce qui, dans Le Seigneur des anneaux, paraît un conte de fées dans lequel des gens bons et décents arrivent à réaliser l’impossible et à vaincre le mal (avec juste un petit coup de pouce du divin par-ci par-là) fait place, dans Le Silmarillion, La Nouvelle ombre et le commentaire pseudo-théologique de Tolkien, à un cauchemar, sans guère de répit, dans lequel tout tourne toujours mal, millénaire après millénaire. Arda, la planète sur laquelle est située la Terre du milieu, est un endroit maudit et déchu, envahi en son cœur par le mal et la méchanceté, et l’unique solution est de faire table rase et de tout rebâtir, comme Eru Llùvatar  finira par le faire à la fin des temps. Étudier Tolkien au-delà du Seigneur des anneaux, c’est arriver à la compréhension du tragique de cette histoire, et comprendre que si Le Retour du roi semble se terminer par un happy end, c’est uniquement parce que Tolkien (tout à fait délibérément et consciemment) a décidé d’arrêter d’écrire. Mais le Quatrième age ne vaut pas mieux que le Troisième, il est plutôt pire, et ainsi de suite jusqu’aux millénaires dégénérescents qui nous amènent jusqu’à la fin du Sixième âge et au début du Septième, avec la chute du Troisième Reich et la bombe atomique.

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La Nouvelle Ombre est dans mes pensées depuis qu’il est apparu que Star Wars: Le Réveil de la force  allait emprunter à l’Univers étendu le fait que la bataille d’Endor à la fin du Retour du Jedi ne constituait pas une victoire permanente ou complète pour l’Alliance rebelle.  Le Réveil de la force, c’est La Nouvelle ombre, sinistre et déprimant, sauf que les auteurs ont décidé de se lancer et de le faire quand même. Je dis par plaisanterie qu’on peut deviner si les gens ont lu les romans de l’Univers étendu ou pas à leur réaction au Réveil de la force, autrement dit s’ils le trouvent triste : le film est triste, mais aussi triste soit-il, c’est seulement la partie immergée de l’iceberg, si l’on considère que Luke, Leia et Han sont  punis de manière horrible et à répétition dans les romans ; tout ce qu’ils construisent s’écroule et la galaxie retombe régulièrement dans le chaos, la guerre et les catastrophes.

Aux confins de l’Univers étendu, dans les bandes dessinées The Star Wars Legacy comics, qui se déroulent 140 ans à peu près après la bataille de Yavin, le descendant de Luke, Cade Skywalker, voyage dans une Galaxie qui est à nouveau en guerre, comme toujours, avec un Empire renaissant une fois de plus aux mains des maîtres Sith—et lorsque l’on voyage dans le temps dans l’autre direction, par exemple dans les jeux Knights of the Old Republic , des milliers d’années avant  Un Nouvel espoir , on retrouve plus ou moins la même histoire de base, avec encore une guerre génocidaire totale.

Star Wars a toujours été, en tout cas dans l’Univers étendu, un univers plus ou moins désespéré, qui ne pouvait contenir d’espoir qu’aux yeux des fans superficiels, parce qu’ils n’en contemplaient qu’une toute petite tranche.

Voilà pourquoi, bien que l’on puisse comprendre les critiques qui se plaignent de l’aspect dérivatif du Réveil de la force, il faut y voir une répétition avec une différence, plutôt qu’une simple et bête répétition. Une Étoile noire, c’est une horreur ; mais deux Étoiles de la mort, et une Base Starkiller, et la nouvelle innovation meurtrière, quelque qu’en soit la nature, que le Premier ordre mettra au point dans le neuvième épisode, voilà qui tient plutôt de la logique inexorable de l’Histoire, laquelle nous transforme tous en poussière. De même, s’il est vrai que le Réveil de la force reprend bien des éléments narratifs de la Trilogie, c’est toujours en pire : dans la Trilogie, la mort d’Obi-Wan était certes triste, mais également mystérieuse, suggestive d’un au-delà auquel le Jedi pourrait accéder, tandis que la version de la mort d’Obi-Wan dans le Réveil de la force n’est pas seulement brutale mais viscérale et permanente, du moins pour ce nous en donne à penser pour le moment. La perte d’ Alderaan est peut-être triste, mais la destruction de ce qui paraît être la totalité de l’appareil institutionnel de la République renaissante est absolument dévastatrice ; en-dehors même de la perte en vies, il faudrait des décennies pour que la Galaxie se remette d’un tel désastre, même sans avoir à combattre le Premier ordre en sus.

Le film est extrêmement vague sur la relation entre la République et la Résistance, mais il semblerait que ce soit une guérilla par procuration contre le Premier ordre, menée sur son propre territoire, secrètement financée par la République—et conduite par Leia, Akbar, Niem Nunb et tous nos héros des premiers films, dont les vies se révèlent maintenant être altérées par une guerre sans fin, qu’ils ne peuvent amener à une conclusion et à laquelle ils ne peuvent échapper.(Si vous me demandez où en est Lando, je crois bien qu’il a dit « ça suffit » après Endor et a tourné les talons, et d’une certaine façon j’espère bien que personne ne va le retrouver et le traîner de nouveau dans cette sombre histoire.) C’est affreux de perdre un parent à cause d’une addiction ou d’une maladie mentale, ou d’un cas de cruauté ordinaire, selon la façon dont on interprète de façon allégorique la trahison de Vader vis à vis de ses enfants—mais ce serait tellement pire de perdre un enfant plutôt qu’un parent, imaginez comme cela empoisonnerait chaque instant de votre vie, chaque joie.

Que Star Wars soit un monde de chagrins, et que la fin heureuse du Jedi  ait pu en donner une impression trompeuse, ne peut surprendre —je vous l’ai déjà dit, j’ai lu les bouquins de l’Empire étendu—mais il est compréhensible que ce soit une surprise pour ceux dont le souvenir le plus récent de ces personnages est fait de sourires, d’embrassades, d’un feu d’artifices et d’un pique-nique.  Le Retour du Jedi ne nous a jamais demandé de réfléchir à ce qui se passerait le lendemain matin lorsque les personnages se réveilleraient, et que l’Empire disposerait toujours de 90% de ses armes, de ses vaisseaux, de son territoire, de ses généraux et de ses soldats, aussi prêts à plonger dans le fanatisme guerrier et la politique de la terre brûlée qu’ils s’étaient laissés glisser dans la défaite ; ce n’était tout simplement pas le genre de cet épisode.

Mais c’est exactement l’esprit dans lequel Le Réveil de la force est écrit, et je trouve cela suffisamment intéressant pour attendre avec enthousiasme les épisodes 8 et 9, et voir ce que les auteurs vont faire de ce récit maintenant que nous savons que les contes de fées n’existent pas, et que les systèmes totalitaires, lorsqu’ils sont ancrés en profondeur, n’ont ni sorties de secours, ni souterrains secrets, ni points faibles. Pour moi, le consensus critique qui semble émerger, selon lequel Le Réveil de la force infantiliserait les spectateurs en leur présentant à nouveau les mêmes images que celles que nous avons tous vues lorsque nous étions enfants, a tout faux : ce nouvel épisode condamne Luke, Leia et Han à vivre à l’intérieur de l’Histoire, plutôt que de la transcender, et nous y condamne nous aussi.

Je serais tenté de prédire, incidemment, que ce lien avec Tolkien est la réponse à ce qui paraît être le côté « Mary-Sue » (2) de Rey et, dans une moindre mesure, de Kylo Ren dans le film. Pour moi, la Force « se réveille » dans ce septième épisode parce qu’elle est chaotique et incontrôlée—et ce qui paraît être une erreur de scénario, le fait que Rey et Ren semblent trop puissants par rapport aux personnages des premiers films, est en réalité une volonté de montrer ce qui se passe lorsque la Force n’est pas gérée et qu’elle est livrée à elle-même. Je pense que la Force, en l’absence d’attention de la part des hommes, est dangereuse et sauvage, comme un courant électrique souterrain. Pour moi, le point clé, c’est que Luke va devoir rétablir l’Ordre des Jedi, qu’il le veuille ou non—parce que, comme Tolkien pourrait nous le dire, la Force a besoin d’un gardien.

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Gerry Canavan

Traduit de l’anglais par Françoise Torchiana

 

  1. Néologisme forgé par Tolkien dans son essai Du conte de fées de 1939, en préfixant la racine grecque eu-, qui signifie « bon », au mot catastrophe. Il désigne le moment où la situation se retourne, où le mal, que l’on pensait voir gagner le combat, est finalement vaincu. (N.d.T.) 
  2. Mary-Sue est un nom péjoratif donné à un personnage de fiction trop parfait qui est la projection de l’auteur dans l’univers fictif.

Source : contreligne.eu


Archives pour la catégorie Mondes Etranges.

Les mondes fabuleux de Lovecraft.

 

- R’lyeh :

« R’lyeh est une cité fictive qui apparaît dans l’univers de Howard Phillips Lovecraft. Elle est la cité engloutie où « Cthulhu rêve et attend ».

« Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn » — Howard Phillips Lovecraft, L’Appel de Cthulhu

Elle est la demeure du Grand Ancien Cthulhu qui y est enfermé pour l’éternité, sous une dalle gravée du signe des Dieux Très Anciens (ou Premiers Dieux), pour avoir osé se révolter contre eux. Elle est constituée de pierres verdâtres, cyclopéennes, assemblées « selon une géométrie non euclidienne ». On la situe dans le Pacifique, mais certains continuateurs du Mythe de Cthulhu, tel August Derleth (1909 – 1971), ont émis l’idée qu’elle pourrait couvrir la majeure partie des océans terrestres, « de la côte Nord du Massachusetts aux îles perdues de Micronésie ».

La position la plus précise que l’on ait de son emplacement est donnée, ainsi que sa description, dans la nouvelle de Lovecraft L’Appel de Cthulhu : 47° 09′ S 126° 43′ O / -47.15, -126.717 dans le sud de l’océan Pacifique. August Derleth place quant à lui la cité à 49° 51′ S 128° 34′ O / -49.85, -128.567 dans sa nouvelle The Black Island. Les deux coordonnées correspondent approximativement au point Némo, le point de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée. Les coordonnées de Derleth donnent la ville à environ 5100 nautiques soit 9500 kilomètres de l’île (réelle) de Ponape. Cette île est également connue dans le Mythe de Cthulhu, comme lieu où furent trouvés les Écrits de Ponape.

Une coïncidence veut que fut détecté à plusieurs reprises par le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américain non loin de ces coordonnées un son gigantesque et encore énigmatique, le bloop. »

 

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Représentations artistiques de R’lyeh.

 

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Photos : « Satan Gorth ( サタンゴース, Satangōsu) : un être né de l’énergie négative de l’ Univers, le grand dieu-démon dont la renaissance a été prédite dans la Bible galactique avec assez de puissance pour faire enrager les créatures, les transformant alors en monstres vicieux. L’objectif de Satan Gorth est de créer un empire Megabeast dans la Galaxie et de l’exclure de la Terre, plus précisément de Tokyo, au Japon. A l’origine un géant vêtu comme un Darth Vader en armure, dans le final, Satan Gorth atteint l’apogée de sa puissance et se défait de sa coquille pour devenir Grand Satan Gorth ( 大サタンゴース, Dai Satangossu ) , possédant l’apparence de  Cthulhu et le pouvoir de plier la nature à sa volonté, transformant les villes en forêts sombres (des couleurs tombées du ciel ?). » (Satan Gorth est le méchant de la série Jaspion, faisant suite à la trilogie des Space Sheriffs (Gavan/x-or, Sharivan, Sheider) et précédant Spielvan. Une saga bourrée d’allusion à Lovecraft et à la théorie de l’antimonde de Fabrice Kircher. Jaspion s’inspire du mythe des Grands Anciens.

 

- Les Montagnes Hallucinées :

« La source d’inspiration la plus évidente de Lovecraft pour Les Montagnes hallucinées est l’unique roman d’Edgar Allan Poe, Les Aventures d’Arthur Gordon Pym, dont la fin se situe en Antarctique. Lovecraft fait deux fois référence à l’histoire « dérangeante et énigmatique » de Poe dans son texte, et emprunte directement la mystérieuse phrase « Tekeli-li » à l’œuvre de Poe. Dans une lettre adressée à August Derleth, Lovecraft écrit qu’il tente de rechercher à la fin de sa nouvelle un effet similaire à celui atteint par Poe dans Arthur Gordon Pym.

Une autre source d’inspiration supposée pour Les Montagnes hallucinées est le roman d’Edgar Rice Burroughs : Au cœur de la Terre (At the Earth’s Core) (1914), bâti sur le postulat que la Terre est creuse et que son centre est habité par une race de reptiles extrêmement intelligents, les Mahars. « Si l’on examine les ressemblances entre les Mahars de Burroughs et les Anciens de Lovecraft, on s’aperçoit que les deux races sont présentées de façon plutôt favorable, malgré les souffrances qu’ils infligent aux Humains », écrit le critique littéraire William Fulwiler. « Toutes deux sont ailées, ont les pieds palmés, et sont des races dominantes ; toutes deux sont des races scientifiques érudites aux connaissances avancées en matière de génétique, d’ingénierie et d’architecture ; enfin toutes deux utilisent les Humains comme du bétail. » Les deux histoires, note Fulwiler, décrivent de nouvelles techniques de pointe en matière de forage ; dans les deux histoires des scientifiques non-humains pratiquent la vivisection sur les Humains. Les Mahars de Burroughs emploient même une espèce de serviteurs connue sous le nom de Sagoths, qui ont probablement servi de modèle à Lovecraft pour ses Shoggoths. »

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Représentations artistiques.

 

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Photo issue de Prometheus.

 

Source : Wikipédia (vos souhaits).

 

- Théorie de l’Anti-Monde :

« La théorie de « l’Univers- ombre »

Avant de présenter les avantages liées à cette théorie de l’anti-monde, revenons en détail sur ce concept. Devant certaines aberrations de l’Univers, certains scientifiques ont émis l’hypothèse d’un second univers à côté du nôtre, mais invisible et indétectable. Terre et anti-Terre serait indissociablement liés, comme le Yin et le Yang ; l’univers-ombre posséderait en revanche certaines caractéristiques inversés comme un miroir.

Ainsi dans l’anti-monde, la flèche du Temps est inversée, c’est-à-dire que le temps s’écoule du futur vers le passé ! Si sur Terre nous passons de la naissance à l’enfance, puis à l’âge adulte jusqu’à la mort, les créatures de l’Anti-Terre naissent adultes puis rajeunissent jusqu’à devenir néant… En fait, la principale différence entre les 2 univers serait une question de dimension : l’Homme est une créature en 3 dimensions, tandis que l’anti-homme évolue dans un monde en 4 dimensions, ce qui lui permet des immersions dans notre réalité en 3D.

OVNI : un sas pour accéder à l’anti-Terre !

On associe majoritairement l’OVNI à un objet technologique doté de performances incroyables, capable de parcourir des milliards de kilomètres à une vitesse supersonique. Mais ces « engins » que nous apercevons dans le ciel ne seraient-ils pas plutôt autant de portes de passage vers l’anti-monde ?

Les vaisseaux observés sont majoritairement silencieux, tout au plus émettent-ils un léger bourdonnement : est-ce parce que la 4ème dimension est gouvernée par le silence ? Les observations d’entités extraterrestres et d’OVNI résulteraient donc de ce passage de créatures venues de l’anti-monde dans notre monde en 3 dimensions. Des apparitions brusques, parfois instantanées, comme « venues du néant ».

Tout comme dans la série « Stargate », une porte dimensionnelle expliquerait donc qu’un OVNI soit visible à un endroit où, la seconde d’avant, il n’y avait rien… Idem pour la disparition de l’entité ou du vaisseau, souvent comparée « à une ampoule électrique qu’on éteint ». Ce passage invisible entre Terre et anti-Terre fournit ainsi un excellent argument pour expliquer la soudaineté des rencontres OVNI.

Cette théorie pourrait également apporter des clés pour comprendre l’étrangeté de certains contacts rapprochés, où les entités sont parfois décrites avec des caractéristiques frôlant l’absurde : apparence démesurée, parfois fragmentée, particularités physiques dérangeantes (bras immenses, pas de jambes, absence de bouche et d’appareil génital, invisibilité…) ; si les extraterrestres nous parviennent directement d’un anti-monde en 4 dimensions, il est alors logique que le cerveau, habitué à capter des informations en 3 dimensions, soit incapable de comprendre ce que l’oeil du témoin perçoit en apercevant une entité de ce genre…

EXTRAIT DE L’ARTICLE : Le monde de l’inconnu »

Les Mondes fabuleux d’Edgar Rice Burroughs.

- Barsoom :

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« Autrefois abritant des civilisations florissantes auprès de mers séparant les continents, Mars s’est asséchée et perd son atmosphère. L’aspect général de la planète est donc celui de plaines désertiques où ne pousse qu’une mousse jaune, notamment constituées des anciennes mers sur le rivage desquelles on trouve les anciennes cités martiennes abandonnées, avec quelques zones fertiles maintenues souvent avec difficulté notamment grâce à un réseau de canaux.

Le réseau de canaux permet de distribuer l’eau aux cités restantes, occupées par les industrieux martiens rouges, héritiers des anciennes races de la planète.

Le climat de Barsoom est assez chaud, sauf aux pôles. Le pôle sud a comme particularité d’abriter deux domaines cachés : d’une part le domaines des therns sacrés au centre duquel se trouve la mer de Korus, dans la vallée Dor, dans laquelle se jette la rivière Iss, et d’autre part le domaine souterrain des hommes noirs de Barsoom. Le pôle nord quant à lui abrite les dernières cités secrètes des hommes jaunes.

Les barsoomiens, à l’exception des martiens verts, sont quasiment indiscernables des humains, du moins si on exclut la couleur. Tous parlent la même langue, mais chaque état-nation a sa propre écriture.

Tous les barsoomiens partagent cependant quelques caractéristiques qui en font clairement des non-humains.

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Tout d’abord ils semblent être virtuellement immortels. La durée de vie est traditionnellement fixée à mille ans, puisque c’est l’âge auquel un martien est supposé entamer son pèlerinage sur la rivière Iss, qui le mènera dans le paradis de la vallée Dor, mais des martiens plus âgés existent (tel I-Gos, le taxidermiste de Manator, dans Les pions humains du jeu d’échecs de Mars, qui avoue deux mille ans). Par ailleurs, beaucoup de martiens meurent plus jeunes suites aux guerres ou à un assassinat.

Ensuite tous les martiens sont ovipares. Les œufs pondus doivent incuber pendant cinq ans. Cela n’empêche cependant pas les martiennes d’avoir les caractères externes d’un mammifère, à savoir des seins, ni l’union de John Carter et de Deja Thoris d’être fertile.

Enfin tous les martiens, y compris les animaux, sont télépathes, ce qui leur permet de communiquer aisément, même si la télépathie semble réservée à des communications simples plutôt destinées aux animaux domestiques. Chaque martien est cependant capable de fermer son esprit pour empêcher les autres de lire ses pensées. John Carter développe ses capacités télépathiques lorsqu’il est sur Mars.

Vu le climat chaud, tous les barsoomiens vivent nus, le martien ordinaire ne portant qu’un harnachement lui permettant de transporter ses armes, ce qui ne l’empêche pas d’aimer les ornements, tels que des harnachements ou des armes parfois richement décorés d’or ou de pierreries. »

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- Opar :

« Opar est situé profondément dans les jungles de l’Afrique. Interprété comme une colonie perdue de l’Atlantide dans laquelle des richesses incroyables ont été stockées à travers les âges, la population de la ville présente un extrême dimorphisme sexuel causé par une combinaison de consanguinité excessive, le croisement avec les singes, et l’abattage sélectif de la progéniture. Par conséquent, les Oparians femelles apparaissent parfaitement humaines, tandis que les hommes sont des brutes Oparians simiesques. La grande prêtresse de la ville est la Reine La, qui lors de sa première rencontre avec Tarzan, tombe amoureuse de lui et veut en faire son époux. Tarzan, déjà engagé à Jane Porter (y en a qui ont du bol), repousse ses avances, mettant ainsi en danger sa propre vie, vu que la religion d’ Opar tolère le sacrifice humain. Pourtant, il revient vivant de la ville perdue pour reconstituer sa fortune personnelle grâce au trésor amassé. »

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- Pellucidar :

 » Selon le concept de Burroughs établi dans le cycle, la Terre est une sphère creuse et le continent de Pellucidar est situé à l’intérieur. Ce sont le prospecteur David Innes et son compagnon, l’inventeur Abner Perry, qui l’ont découvert accidentellement en testant un excavateur spécial, la taupe d’acier, qui devait leur permettre de découvrir de nouveaux minerais plus en profondeur. Ils se sont aperçus trop tard que l’appareil ne pouvait pas être tourné et ont continué à creuser à l’intérieur de la planète jusqu’à ce qu’ils aboutissent sur Pellucidar.

Dans le quatrième roman, Tarzan au cœur de la Terre, Jason Gridley découvre un autre moyen d’y accéder. Ils s’agit d’une ouverture située à proximité du pôle Nord. C’est également par là que les ancêtres des Korsars, les pirates de Pellucidar, ont pénétré il y a quelques centaines d’années. Une théorie de David Innes et d’Abner Perry affirme qu’il y a aussi une ouverture au pôle Sud mais elle n’est prouvée dans aucun des romans.

La surface de Pellucidar est concave, ce qui fait qu’il n’y a pas d’horizon. L’atmosphère y est plus dense qu’à la surface de la planète. Les nuages sont rares mais, dès qu’ils apparaissent, ils sont synonymes de danger car ils occasionnent de véritables ouragans.

Le soleil de Pellucidar est situé exactement au centre du ciel et ne bouge pas, ce qui fait qu’il n’y a jamais de nuit sur le continent. Ce soleil, qui correspond au noyau terrestre, a une lune qui, elle aussi, ne bouge jamais. Une petite partie du continent est assombrie par ce satellite. Les Pellucidariens l’appellent le Pays de l’Ombre Sinistre.

Selon les calculs établis par Abner Perry, la superficie des océans est de 41 370 000 km² et celui de la terre ferme de 124 110 000 km². L’épaisseur de la croûte terrestre est d’environ 500 milles (800 kilomètres). L’ouverture polaire de Pellucidar est situé à 85° de latitude nord et 170° de longitude est.

Pellucidar est habité par des animaux préhistoriques et par des peuples primitifs, humains et non humains (les Mahars, les Horibs, les Sagoths, les Gorbus, etc). Tous ces peuples ont l’instinct et la capacité de trouver leur chemin et retourner chez eux, où qu’ils soient sur Pellucidar et quelle que soit la distance qui les en sépare. »

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Image issus de la série « Tarzan : The Epic Adventures » de 1996 avec Joe Lara, seule série se concentrant exclusivement à l’aspect fantastique et science-fiction des aventures de l’homme-singe. Un must disponible sur tous sites marchands et que l’on doit posséder dans sa vidéothèque bien placée à coté des adaptations de Kevin Connors de l’œuvre de Burroughs : « Le Sixième continent » (1975), « Centre terre, septième continent » (1976), « Le continent oublié » (1977) auquel on peut rajouter « Les sept cités d’Atlantis » (1978) d’inspiration Burroughsienne.

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Source : wikipedia

 

Dernière précision : dans les roman de Burroughs, Cheetah est le terme désignant les léopards, donc rien a voir avec une quelconque guenon, qui d’ailleurs, présente un attribut typiquement masculin dans certaines scènes.

Pas d’ambiguïté, en revanche, concernant le sexe de Jane dans « Tarzan et sa compagne » (1934), le meilleur Tarzan de Weissmuller, ou Maureen O’Sullivan nous expose une pilosité typiquement féminine :

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Une brave fille !!!

 

 

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