Années 80 : le siècle de Gainsbourg se barre.

Qu’le siècle de Gainsbourg se barre (oh-oh-oh-oh)
Le siècle de Gainsbourg se barre (oh-oh-oh-oh)
Gainsbourg se barre, oh oh se barre
Gainsbourg se barre, oh oh se barre 
(extrait de la chanson « Le siècle de Gainsbourg se barre » de Lisa Gamin, 1986)

 

L’année 2016 fut une année désastreuse pour la génération 80, voyant une hécatombe de personnalités marquantes de la décennie 70-80 quittant notre « génération désenchantée » pour rejoindre le territoire des ombres. Citons, pèle-mêle, Michel Delpech, Michel Galabru, David Bowie, Alan Rickman (inoubliable méchant de « Piège de Cristal »), Umberto Eco (la bibliothèque du « Nom de la Rose » se retrouvant bien vide), George Kennedy (inoubliable acteur de la série catastrophe des « Airport »), Nancy Reagan, Alain Decaux, Jean-Pierre Coffe, Prince (qui, en 1989, remit la Batmania au gout du jour grâce à une Batdance endiablée), André Rousselet (fondateur de la chaîne Canal +, qui, de 1984 à 2000, sous l’ère Lescure – De Greef, sera le symbole d’une télévision libre politiquement incorrecte), Mohamed Ali (sans qui Stallone n’aurait jamais eu l’idée du personnage de Rocky), Bud Spencer (le roi du coup de poing sur le crane), Michael Cimino (pour lequel s’ouvrit « La porte du Paradis »), Michel Rocard, Pierre Tchernia, George Michael, Carrie Fisher, Claude Gensac (la « Biche » de De Funès)… Une liste qui nous Castro l’humeur.

Petite séquence (du spectateur ?) dans un style « bon vieux temps » sur une décennie que la génération Wilkinson (la génération du lisse) ne peut vraiment comprendre, si ce n’est au travers de la tournée 80 où de « vieux » chanteurs tentent de réveiller une période qui sera, au même titre que la décennie 60, synonyme d’insouciance avant que les années 70 et 90 ne nous fassent revenir sur Terre.

Les années Strange et l’age d’or des vidéoclubs :

Les années 80 sont une période de chasse aux trésors où l’on devait faire le tour des braderies, des brocanteurs, des libraires d’occasions, afin de dénicher les exemplaires des Strange, Nova, Titans et autres publications Lug qui manquaient dans nos collections Marvel. Loin de l’époque actuelle où tout se trouve sur le net grâce à un clic facile, l’époque était une quête perpétuelle de l’objet rare, course au trésor où le plaisir d’avoir déniché l’exemplaire manquant durait longtemps, loin de l’époque de surabondance actuelle où le plaisir de trouver l’objet rare ne dure que le temps d’un clic avant de chercher autre chose, le cul collé à la chaise, sans même avoir le temps d’apprécier la découverte. Une quête qui se retrouvait aussi dans ces temples qu’étaient les vidéoclubs où l’on cherchait la vidéocassette du film le plus déviant possible (aidé par nos exemplaires de « L’Ecran Fantastique », « Mad Movies » ou de « Vidéo 7″ avec le fameux cahier détachable central consacré au porno, à une époque où les actrices n’avaient pas honte de leur corps et où Brigitte Lahaie, Marilyn Jess ou Florence Guérin exhibaient un physique non siliconé, aux poils pubiens, voir aisselliens, assumés, n’ayant pas de complexe à montrer un peu de graisse plutôt appétissante, loin des « poulets déplumés rachitiques » qui font fantasmer actuellement). Je me souviens de la lecture de Strange 204 de décembre 1986 voyant la mort de Sasquatch et la quête pour retrouver son âme dans l’au delà que j’associe aux paroles de la chanson « Rien que pour toi » de François Feldman dont les paroles semblaient faire écho à la lecture de ce numéro : « Je lèverai des foules et des armées de rebelles. J’ouvrirai l’océan, j’déchirerai le ciel. Je défierai les dieux pour qu’ils te fassent éternelle, Oui, pour toi, rien que pour toi. »

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Les années Avoriaz et une certaine liberté sexuelle :

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Nostalgie de l’époque où la station d’Avoriaz se transformait, grâce à une architecture avant gardiste, et à une médiatisation qui ferait pleurer d’envie le festival de Gerardmer, en haut lieu de fantasmes pour le gamin qui s’émerveillait devant le Temps X des Bognanoff (qui n’avaient pas encore repris leur apparence extraterrestre à l’époque) et les aventures de Goldorak (100 % d’audience à l’époque où Actarus passait dans Récré A2, l’émission avec Dorothée dont le Club Dorothée ne sera qu’une pale parodie). Le palmarès du festival laisse songeur : Spielberg, Lynch, Cameron, Cronenberg ou Peter Jackson seront révélés au grand public dans une station de ski où l’on pouvait croiser le Robocop de Paul Verhoeven au bar du coin. Les Grand Prix témoignent de la richesse du festival : Duel, Soleil Vert, Phantom of the Paradise, Carrie au bal du diable, Le cercle infernal, Patrick, C’était Demain, Elephant Man, Mad Max 2, Dark Crystal, L’ascenseur, Terminator, Dream Lover, Blue Velvet, Hidden, Faux Semblants, Lectures Diaboliques, Les Contes de la Nuit Noire, L’Evasion du Cinéma Liberté, et Braindead. Des films que tout les amateurs de fantastiques se doivent de voir, témoignant d’une époque plus tolérante, au niveau des médias mainstream, et où mêmes les femmes nues ne dérangeaient pas. Témoin : la fameuse playmate passant le samedi dans l’émission de Collaro juste avant le journal de 20 heures devant le regard émerveillé d’enfants qui trouvaient cela plus passionnant que le Nounours de jadis. « Bonne nuit les petits ».

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L’actrice Florence Guérin (star du film « Le Déclic » de Jean-Louis Richard, 1985) découvrant les joies du zapping permettant de choisir entre les six chaines de télévision. Putain, six chaines ! Comment va t’on faire pour tout voir ???

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La sublime Fiona Gélin (fille de…) qui interprète le premier rôle féminin dans « Frankenstein 90″ au coté de Jean Rochefort en Victor Frankenstein et Eddy Mitchell dans le rôle du monstre. Un film d’ Alain Jessua daté de 1984 et qui transport le fameux récit de Mary Shelley dans un futur proche (1990, donc !). Si « Frankenstein créa la femme », comme dans le film éponyme de Terence Fisher, de 1967, avec Peter Cushing, reconnaissons, en voyant la belle, qu’il a fait du bon boulot.

 

Ou est passé l’esprit de Noël ?

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Les années 80 sont, également, une époque où l’esprit de Noël et du Nouvel An étaient encore synonyme de magie, loin de cette polémique crasseuse autour des crèches, qui, jusqu’à quatre ou cinq ans, ne posaient pas de problèmes dans le pays jusqu’à ce qu’au nom d’une laïcité qui ressemble plus à de l’athéisme, certains politiques et citoyens n’en décident autrement. Ainsi, les fêtes de Noël se trouvent mises en péril, les chaines de télévision devant éviter un maximum les programmes trop connotés religieux dans une programmation privilégiant le Père Noël, ce qui est ironique, vu que le papa Noël, descendant du ciel, est lui même une adaptation de Saint Nicolas à la sauce commerciale. Mettant également en péril le symbole du Père Noël. Prenons la programmation du jour du 24 décembre 2016. On trouve, sur TMC une émission intitulée : « Noël dans le plus grand parc d’attractions d’Europe », consacré, comme le titre ne l’indique pas, au nom de la stupide loi interdisant de citer explicitement des marques, au parc Disneyland, visiblement, comme Voldemort, un parc « dont on ne doit pas prononcer le nom ». On se retrouve donc avec un programme avec un cast member dont l’insigne Disneyland est flouté, qui nous fait visiter les attractions « Pirates des Caraïbes » et « It’s a small world » pendant qu’une voix off s’extasie devant la magie Disney dans un parc « dont on ne doit pas prononcer le nom ». Absurde et loin de la magie de Noël que le reportage voulait mettre en évidence. Tchernia doit se retourner dans sa tombe. Autre exemple, le programme de réveillon de TF1 qui n’est autre que le jeu « Les 12 coups de midi » rebaptisé « Les 12 coups de Noël » du fait d’une décoration à base de sapins, sans crèche, au nom de cette connerie de laïcité (comprendre athéisme), et où un zigoteau costumé en père Noël va passer toute l’émission à gesticuler sur un traîneau en carton pour justifié le coté « programme de réveillon » d’une émission qui n’a rien à foutre dans une programmation de soirée pré 25 décembre. Prenons le jour même de Noël, on trouve le matin une émission pour la jeunesse où des comédiens de « Plus belle la vie », émission préférée des retraités, cherchez l’erreur, revisitent, je cite « Télé Star numéro 2099″, l’univers de « Game of Thrones », série violente à base de femmes nue, à connotation satanique, donc très éloignée d’un programme pour enfants de Noël. Et, pour enfoncer le clou, on trouvera sur France 2, un « Secret d’Histoire » consacré à… Cléopâtre. Donc, le 25 décembre, on célèbre la naissance de la reine d’Egypte. Moi qui croyait qu’on célébrait la naissance d’un gars dans une étable, au milieu de Rois Mages, si, si, vous voyez pas ? Le gars qui vous accueille sur une croix lorsque vous visitez une église, l’été, pour prendre un peu la fraîcheur. Un gars qui, au nom de la laïcité (comprendre athéisme) « l’on ne doit pas prononcer le nom ». Pas de doutes : au niveau fêtes de Noël, les années 80 c’était mieux ! Je suspecte même certaines émissions d’êtres enregistrées durant l’été…

SÉRIEUX : LES REDIFFUSIONS FACILES DE SHRIEK OU STUART LITTLE COMMENCENT A GONFLER !!!

 

Bref, des années que la génération actuelle devrait redécouvrir afin de retrouver une certaine insouciance, quitte à envoyer promener cette censure qui devient oppressante et nous comprime, empêchant le monde d’avancer.

 

Étrange : dans la nuit du 4 au 5 février 2017, j’ai rêvé que Roger Moore se présentait à l’élection présidentielle française et que les autres candidats avaient adoptés l’angle d’attaque suivant : « Si il est élu, on va devoir l’appeler « Son Altesse ». Surement un effet de la polémique Fillon du moment. Polémique prenant place dans un contexte où les français s’apprêtent à voter massivement, afin de contrer un parti extrême, pour un jeune candidat placé par le Bilderberg. Le Nouvel Ordre Mondial est en marche ! « En politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon. » (Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32e président américain)

La série noire continue en 2017 avec les décès de Richard Hatch, immortel interprète d’Apollo dans la série Galactica d’origine et du mythique « War Doctor » John Hurt, connu pour ses rôles dans Alien, 1984, et, bien sur, Elephant Man. L’acteur étant décédé, ironie de l’histoire, cinq jours après l’investiture de Donald Trump. Trump, Elephant Man. Trompe, éléphant : comme si la Mort, sur son grand ordinateur, venait, encore une fois, de rendre hommage, à sa façon, à un personnage célèbre.


Archives pour la catégorie Souvenirs

Savage Girls, l’appel de la nature.

En complément à l’article « Kitty Swan : une Jungle Girl trop vite oubliée » qui se penche sur la saga « Gungala » et dans un souci d’impartialité, suivant la règle absurde qu’il faut citer au moins cinq marques pour ne pas en favoriser une, voici un aperçu non exhaustif de Savage Girls. Le tout sous le regard de Dorothy Lamour.

Cet article est dédié aux femmes de la génération Wilkinson qui, à force d’abuser d’épilation intégrale, ont fini par avoir une allure plus artificielle que naturelle, supprimant le coté sauvage qui les rendait attractives.

 

 La Femme sauvage.

 

« La femme sauvage est une composante de la féminité, qui pour une femme ayant fait la paix avec sa masculinité, voit se déployer en elle, sa féminité. La « femme sauvage » peut alors s’épanouir. Il s’agit d’un concept élaboré par Clarissa Pinkola Estés qui est à replacer parmi les autres concepts de la théorie dite de la psychologie analytique.

Ce concept ne doit pas être confondu avec un des archétypes de la part féminine anima de l’homme : La Femme primitive. La femme primitive est une expression féminine à l’intérieure de l’homme. Elle est à l’image de Eve, Vénus pour ces formes dites « positives » , mais aussi les sirènes, ou les femmes fatales etc. pour ses formes dîtes « négatives ».

« La complexité de la psychanalyse jungienne tient au fait que toutes les instances psychiques sont en étroites relations les unes avec les autres. Décrire isolément un concept donne de lui une vision forcément partielle car ne tenant compte ni des rapports dynamiques avec les autres instances ni de l’ensemble du système psychique. Tout est lié, tout est en mouvement.

La femme sauvage articule : la part masculine et la part féminine de la Femme :

Le concept de « femme sauvage » que Clarissa Pinkola Estés a mis à jour est sans doute une restitution des plus novatrices de la psyché féminine de notre époque.

La « femme sauvage » étant, la femme qui en paix avec son animus (le masculin de la femme), aurait réussi à se libérer et à faire « jaillir » naturellement la force et la puissance intérieure et profonde de la femme.

« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. »

Ce n’est qu’après avoir compris le versant masculin que possède chaque femme, après l’avoir accepté, et en le dépassant (la femme quitte par exemple une guerre intellectuelle qu’elle mène depuis l’enfance) qu’elle devient femme pour de vrai par un processus d’individuation.

« Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. […] La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là. »

Cet animus, (et même pour certaines femmes simplement leur en parler ou évoquer le concept ou sa définition) peut parfois être tout aussi «insupportable en elle» que lorsque l’on parle à un macho de sa féminité ou de son anima. Pour ainsi dire l’animus pose problème à l’animus car il n’y a pas socialement d’idée préconçue sur l’animus … il oblige la femme à entrer dans un vrai dialogue, un dialogue vrai ou dans un véritable travail sur elle-même.

Mais cela est possible; Clarissa Pinkola Estés ouvre la voie pour chaque femme, à se découvrir et à découvrir une voie en elle qui propose finalement un dépassement à l’alternative de Carl Gustav Jung sur l’animus :

« … l’animus est aussi un être créateur, une matrice, non pas dans le sens de la créativité masculine, mais dans le sens qu’il crée quelque chose que l’on pourrait appeler un logos spermatikos – un verbe fécondant. De même que l’homme laisse sourdre son œuvre, telle une créature dans sa totalité, à partir de son monde intérieur féminin, de même le monde intérieur masculin de la femme apporte des germes créateurs qui sont en état de faire fructifier le côté féminin de l’homme. C’est là l’origine de la « femme inspiratrice » qui, si elle est mal formée, recèle aussi en elle la possibilité de devenir la pire des viragos… »

L’invitation à se découvrir :

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Clarissa Pinkola Estés invite à la découverte de cette partie de l’être féminin propre à chaque femme mais cette invitation n’est pas juste une connaissance intellectuelle de plus, sur l’existence d’un concept ou des termes « femme sauvage », mais elle est une entrée dans un cheminement afin d’avoir conscience et de ressentir cette force intérieure et cet état d’être, que toute femme peut ressentir après un long et difficile cheminement.

Ce parcours et ses processus ne concernent, a priori, pas les femmes sous emprise d’un archétype puissant et restées « bloquées » à un stade de maturité psychoaffectif antérieur, souvent à cause d’« un choc », d’une personne « méchante » ou « destructrice » ou d’une enfance malheureuse.

Cependant elles peuvent y être aidées, lors d’une psychothérapie avec un(e) psychothérapeute compétent(e), ayant lui(elle) même pu le vivre par une approche issue de la psychologie analytique.

Car dit-elle « les loups, même malades, même acculés, même seuls ou effrayés, vont de l’avant. […] Ils donneront toutes leurs forces pour se traîner si nécessaire d’un endroit à l’autre, jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un bon endroit pour guérir et pour revivre. La nature sauvage va de l’avant. Elle persévère. »

Il s’agit pour la femme de comprendre la puissance des archétypes (des figures masculines) sur elle. Les figures masculines de la catégorie de l’Animus jouent le même rôle chez la femme que l’anima sur l’homme. C’est pourquoi on la nomme la part masculine de la femme.

Le processus d’individuation et l’acceptation de cet état de fait, aussi difficile pour la femme que pour l’homme qui doit accepter sa féminité, conduit aussi à un aboutissement de réalisation de soi par le processus d’individuation.

De la même manière que l’homme rencontre la femme sage, une rencontre à lieu au final, mais avec l’homme sage.

Constituant l’animus, la part masculine, de la femme on peut trouver :

  • 1er niveau : homme primitif - par exemple Tarzan, l’athlète, Dionysos
  • 2e niveau : homme séducteur - Par exemple Don Juan
  • 3e niveau : homme d’action- Par exemple : Indiana Jones, un militaire ou un guerrier.
  • 4e niveau : homme sage - Par exemple un dieu père, un guide.

Chaque niveau correspond a un niveau de maturité psycho-affective. Le dernier niveau est l’accord entre son féminin et son masculin : La femme est dite alors « femme libérée » ou « femme sauvage » car elle a fait face à homme sage, sa force, sa puissance intérieure émerge alors. » (Source : Wiki)

 

Artémis : l’ancêtre.

 

« C’est la déesse de la chasse : elle a la faculté de dompter les bêtes sauvages et de concevoir toute sorte de gibier, alors qu’en même temps elle protège la nature et les animaux en bas âge. Elle vit dans les bois et se consacre à la chasse et au tir à l’arc. Ses emblèmes sont les armes de chasse : l’arc, le carquois et les flèches. Son animal sacré est la biche. C’est grâce à son arc et son carquois qu’on reconnaît la déesse, ou bien parfois à un croissant de lune posé en diadème sur sa tête.

À l’âge de trois ans, assise sur les genoux de son père Zeus, elle lui demande en cadeau : une éternelle virginité, autant de noms que son frère Apollon, un arc et des flèches semblables aux siens, la fonction d’apporter la lumière, une tunique de chasse de couleur safran avec bordure rouge, soixante nymphes océanes, toutes de même âge (neuf ans), vingt nymphes de l’Amnisos en Crète pour prendre soin de ses brodequins et nourrir ses lévriers.

Elle demande aussi toutes les montagnes du monde et une seule cité qu’il plaira à son père car elle vivre, la plupart du temps, dans les montagnes.

Zeus promet à Artémis de lui donner tout ce qu’elle a demandé, et en plus trente cités au lieu d’une seule et il la nomme la gardienne de toutes les routes et tous les ports.

Le chasseur Actéon, qui osa s’attarder sur ses terres pour la voir se baigner nue, eut une fin tragique : la déesse s’aperçut très vite de sa présence et après l’avoir métamorphosé en cerf, elle demanda à ses chiens de se retourner contre lui et de le dévorer. » (Source : mythologie-laverite)

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Jane Porter : la mère de toutes.

 

A la fois opposée et complémentaire de Tarzan, lui, le masculin, elle, la féminine, lui, être sauvage qui fait le chemin vers sa part civilisée, elle, être civilisé qui fait le chemin vers sa part sauvage…

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Deux versions du numéro 64 du journal Tarzan (7 décembre 1947) avant et après censure. Pas de doute, c’était mieux avant !!!

Sheena : la référence.

 

Interprétée successivement par Irish McCalla (1955 – 1956), Tanya Robert (1984) dans un film signé John Guillermin, réalisateur de plusieurs Tarzan ainsi que du King Kong de 1976 préfigurant le 11 septembre, ainsi que la playmate Gena Lee Nolin en 2000 – 2002, toute surprise d’avoir un rôle habillé, le personnage inspira également l’homonyme Shanna de la Marvel, bottant les fesses des dinosaures de la Terre Sauvage.

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Liane : tétons teutons.

 

Héroïne de deux films d’origine allemande, patrie du nudisme, « Liane la sauvageonne » (1956) et « Liane l’esclave blanche » (1957), où elle apparaît les nénés à l’air, devenant un sex-symbol alors qu’elle n’avait que 15 ans lors du tournage du film, ce qui, vous l’avouerez, est déontologiquement douteux.

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Marion Michael, tout seins naissants, dans ses œuvres (et, encore, nous avons eu de la chance que, niveau maillot, elle n’adopte pas le style « petite fille »).

Tarzana : clone de Gungala ?

 

Passons à un sujet qui fâche. En effet, le fameux « Tarzana, the wild girl » (1969), souvent présenté comme une version féminine de Tarzan, s’avère, dans les faits, être plutôt une suite/remake de la fameuse série des Gungala avec Kitty Swan. En effet, on y retrouve trop d’éléments issus des films de la femme panthère pour que l’on ne voit pas le subterfuge : statue africaine provenant du film d’origine, héroïne vivant au milieu de fauves, musique issue de la bande originale de Gungala (lorsque l’héroïne apparaît, on entend les chœurs chanter « Gungala ! Gungala ! » alors qu’on devrait, en toute logique, les entendre chanter « Tarzana ! Tarzana !), scènes copiés-collés des films avec Kitty Swan (dont, affront suprême, des scènes mettant en vedette Kitty Swan maladroitement greffées en voulant faire croire, tout aussi maladroitement, qu’il s’agit de Femi Benussi). A croire que l’on a greffé des éléments Tarzanesques de manière artificielle à un éventuel troisième épisode de Gungala afin de pallier le départ de Kitty Swan partie participer à un « cross-over » avec la créature d’ Edgar Rice Burroughs, pour le meilleur et pour le pire.

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Toute ressemblance avec des films avec Kitty Swan ne doit tromper personne.

Leia Organa : la spatiale.

 

Contrainte, par cette grosse limace, symbole sexuel évident, de Jabba, de revêtir une tenue proche de celle portée par Maureen O’Sullivan (la meilleure des Jane) dans « Tarzan et sa compagne » (le meilleur des Tarzan époque Weissmuller), la princesse Leia ne pourra trouver le salut qu’en puisant dans sa partie sauvage la Force permettant d’étrangler cette tête de bite visqueuse qui la tient captive, à l’image de Jane Porter redécouvrant sa part sauvage, et alliant noblesse et sauvagerie comme le font la princesse Dejah Thoris du Cycle de Mars et Neytiri, héroïne d’Avatar (la vantarde).

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Me Me Lai : la délicieuse.

 

Actrice héroïne de plusieurs films de cannibales comme « Le dernier monde cannibale » ou « Cannibalis : au pays de l’exorcisme », la belle asiatique, à consommer sans modération, finit systématiquement dans des assiettes. Il faut dire que la belle est appétissante et que, comme le disait Jean-Pierre Coffe, fin gastronome, « ce n’est pas d’la merde, quand même ! ». Pour rappel, il est conseillé de manger au moins cinq fruits et légumes par jour.

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Scoop : une photo de Me Me Lai habillée. Shocking !!!

Margot Lourdet : la fantasmagorique.

 

A mesure qu’il s’enfonce dans les ténèbres, au cœur de la forêt, un groupe de chasseurs, accompagné d’un loup, s’approche à chaque pas davantage de la source du pêché originel. Un regard sur la nudité et la censure, au travers d’un exercice de style fantastique tout en ralenti. Un court métrage très esthétique de Laurent Pratlong avec la très esthétique Margot Lourdet.

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Et surtout, mesdemoiselles, n’oubliez pas :

 Sortez poilues !!!

Kitty Swan : une Jungle Girl trop vite oubliée.

J’irais bien refaire un tour du côté de chez Swan
Revoir mon premier amour
Qui me donnait rendez-vous sous le chêne
Et se laissait embrasser sur la joue

Je ne voudrais pas refaire le chemin à l’envers
Et pourtant je payerais cher
Pour revire un seul instant le temps du bonheur
A l’ombre d’une fille en fleurs (Dave)

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Le monde artistique possède ses destins funestes, ces carrières qui sont foudroyées en vol, à l’instar de James Dean ou Bruce Lee, dont le décès précoce contribuera à façonner le mythe et à les rendre, symboliquement, immortels. D’autres ont bâti leur carrière, justement, avec le fait qu’ils échappent couramment à la mort, subissant de graves blessures qu’ils exhibent tels des trophées, à l’instar de Jackie Chan, dont les bêtisiers clôturant les films le montrent souvent à l’agonie après avoir subi une cascade ayant mal tourné. Hélas, il existe une catégorie intermédiaire où les acteurs échappent à la mort sans y avoir tiré de bénéfice pour leur carrière. Une catégorie où se place, hélas, l’actrice danoise Kitty Swan (Kirsten Svanholm de son civil).

Pourtant, tout avait si bien commencé, la starlette accédant au rang de star grâce au succès du film « Gungala, virgin of the jungle » (1967) où la belle incarne une version féminine de Tarzan, courant nue dans les plaines de la jungle en protectrice bienfaitrice. Gungala (qui n’a rien à voir avec une bestiole insupportable de la galaxie Star Wars) étant accompagnée d’une fidèle panthère noire, sombre présage, incarnant pour l’actrice le rôle tremplin pouvant servir à l’envol du cygne. Auparavant, Kitty Swan n’avait eu que des petits rôles, quasiment figuratifs, comme cette apparition au coté d’ Adolfo Celi dans « Opération Frère Cadet », vaste pantalonnade où le frère véritable de Sean Connery, Neil, incarne un chirurgien esthétique spécialiste en hypnose contraint de travailler pour les services secrets britanniques en remplacement « de l’autre ». Signe que Kitty Swan n’avait pas peur de tourner dans des Connery. Le succès de Gungala entraînant une suite : « Gungala la pantera nuda » (1968) qui, signe du destin, sera l’un des premiers films du grand Ruggero Deodato, lequel renouvellera le genre « films de la jungle » grâce à ses subversifs films de cannibales. Le plus fameux étant « Cannibal Holocaust » (1980) avec sa scène anthologique montrant une Jungle Girl entièrement nue empalée sur un pieu, telle une Gungala ayant succombé à un poteau de torture.

Le succès des Gungala spécialisera Kitty Swan dans les rôles de Jungle Girl, la consécration étant, bien sur, de rencontrer le modèle mâle ayant créé le genre du « film de jungle », Tarzan en personne. Ce qui se produisit, donc, grâce à une version non-officielle, « Tarzan en la gruta del oro » (1969) où Kitty Swan incarne la reine des Amazones, telle une Gungala étant devenue reine au bout d’un parcours similaire à celui d’un barbare cimmérien. Un cross-over indirecte marquant la rencontre de deux des plus illustres représentants de la jungle de l’époque, le titre du second opus, « Tarzan e la pantera nera » (1973) faisant évidement échos à « Gungala la pantera nuda ».

Et c’est là que surviendra le drame. Tournant une scène où son personnage est attaché à un poteau de torture, Kitty Swan sera gravement brûlée par un feu accidentel, le corps autrefois magnifique condamné à subir moult greffes de peau, mettant un terme à une carrière pourtant si bien commencé. Inutile de dire que regarder des photos d’exploitation ou le passage du film en question, où Kitty Swan mime une scène de torture, procure un certain malaise, sachant que dans la réalité, dans les minutes suivant la prise de ces photos, l’instant suivant le tournage en question, cela se produira pour de vrai à l’actrice. Un vrai Snuff Movie involontaire, anticipant les films de Deodato à venir. Et, au fil du temps, le souvenir de cette femme panthère se fera moins vivace, jusqu’à ce que Kitty Swan sombre dans l’oubli.

Il serait peut être temps qu’un grand éditeur tel qu’ Artus Films ou Bach Films édite un coffret regroupant les deux films de Gungala ainsi que les deux Tarzan tournés par Kitty Swan, les quatre films de cet espéré coffret Kitty Swan constituant une partie non négligeable du cinéma de jungle italien. Ce ne serait que rendre justice à une actrice trop vite oubliée.

Les années de gloire :

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Kitty Swan et le napoléonien Jacques Perrin au festival de Venise 1966.

Les années Gungala :

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Un corps magnifique que rien ne semblait pouvoir altérer.

Une digne concurrente de Tarzan :

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Les années Tarzan :

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Mariage (in)volontaire de l’eau et du feu.

Lorsque le cygne se brûla les ailes :

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En fait, Gungala, panthère érotique est la suite d’un film titré La Vergine Della Giungala, qu’avait réalisé Romano Ferrara avec Kitty Swan. Fortunato Missiano, qui en était le producteur, voulait inclure un volet supplémentaire au film de Ferrara avec beaucoup plus d’aventure et d’érotisme. Lorsque Missiano a vu les rushs présentés par Ferrara au bout de deux semaines de tournage, il l’a renvoyé sur le champ et il m’a appelé pour le remplacer. Quand je suis arrivé sur le tournage, tout était à refaire : le scénario, le casting, les décors, etc. J’ai réussi à surmonter tous les problèmes de changements en quelques jours, et nous avons enfin pu finir le film dans des délais raisonnables, tout en faisant plaisir au producteur. Mais je ne garde pas de souvenir mémorable de ce film, je l’avais même signé de mon pseudonyme Roger Rockefeller. (Ruggero Deodato, Mad Movies 161)

Le Grand Vire.

Parfois, les goûts des enfants, le moment ou l’on découvre que l’on apprécie un domaine, un genre, correspond à un lieu insolite qui participe, que ce lieu soit magnifique ou pas, à la gestation de ceux-ci. En réfléchissant, mon gout pour la science-fiction pris forme lorsque, enfant, je vivais à Vaulx-en-velin, dans les années 1979-82. Pour comprendre ce qu’était le Grand Vire à l’époque, avec son centre commercial situé au centre ville, le centre commercial devenant le point central de la ville et symbolisant une certaine idée (capitaliste) du futur, il faut faire un petit historique. Je citerai le site de la ville (.gpvvaulxenvelin.org) :

« En 1964, le gouvernement confirme par arrêté la décision de créer une ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) à Vaulx-en-Velin. En 1969, les compétences en matière d’urbanisme sont transférées à la communauté urbaine nouvellement créée. L’aménagement de la ZUP débute vers 1970. En une dizaine d’années, 8300 logements voient le jour, dont 90% de logements sociaux, sur une surface de 200 Ha, faisant de la ZUP de Vaulx-en-Velin l’une des plus importantes mais, également, l’une des dernières à être réalisée.

La ZUP conquiert les terres agricoles situées entre le village et le canal de Jonage. Quartiers, grands immeubles, larges avenues, pôles commerciaux… un nouvel urbanisme prend forme qui s’affranchit des principes d’aménagement qui jusqu’ici prévalaient et qui vient rompre l’organisation urbaine de la commune. La centralité est d’ailleurs repensée. Le centre administratif et commerçant de la commune, historiquement au village, est transféré au coeur de la ZUP et prend la forme d’un centre commercial de 25 000 m² (le Grand Vire) qui accueille de grandes enseignes, est doté d’un nouvel Hôtel de Ville mais exclut tout logement. C’est de part et d’autre de ce nouveau centre ville que s’agencent les quartiers de logements, délimités par des avenues surdimensionnées, et reliés par la promenade Lénine qui assure une liaison piétonne d’un bout à l’autre de la ZUP. »

Notez l’ironie de nommer le chemin piétonnier menant au temple de la consommation de masse qu’était le Grand Vire du nom de Lénine.

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Construction du Centre Commercial en 1975.

Comme toute utopie, le Grand Vire allait se transformer en dystopie, le centre commercial bâtant des records (du nom du supermarché de l’époque ou j’habitait dans la « zone » : « Record est une chaîne d’hypermarchés créés par les Établissements Decré. Le premier hypermarché Record est ouvert en 1967 en périphérie de Nantes, à Saint-Herblain au pied de l’immeuble du sillon de Bretagne (actuel hypermarché Auchan). Il s’agira alors du quatrième hyper de France et à l’époque du deuxième en taille avec ses 6 500 m2, suivi quelques mois plus tard d’un nouveau Record à Cholet. Depuis 2008, il ne reste plus qu’un seul magasin Record à Grosbliederstroff. » selon Wikipédia.) Citons à nouveau le site de la ville :

« Chômage, délinquance, discrimination, rapports humains qui s’effritent, détresse sociale… Comme d’autres villes de banlieue qui ont grandi trop vite, Vaulx-en-Velin vit les effets de la crise sociétale qui s’intensifie au fil des années 80-90.
A cela s’ajoutent les conséquences d’un urbanisme qui, de plus en plus, se présente comme un écueil: des quartiers qui vivent repliés sur eux mêmes, des logements qui vieillissent déjà, des espaces publics mal finis et qui se dégradent rapidement, des équipements publics insuffisants (pas de lycée d’enseignement général) et le métro qui s’arrête aux portes de la ville… Petit à petit, c’est toute la ville qui s’enlise et qui voit les investisseurs privés se raréfier, ses commerces déserter son centre commercial du Grand Vire (départ de Ikéa en 1986 puis de Auchan en 1992) et même sa population diminuer (moins 6000 habitants en 10 ans). Le point d’orgue de cette spirale infernale a lieu en octobre 1990 avec les émeutes du Mas du Taureau qui prennent une forte résonance médiatique à l’échelle nationale.
Mais après le choc suit l’heure de la mobilisation : l’événement a précipité la création d’un Ministère de la Ville et celle des Grands Projets Urbains (qui deviendront Grand Projet de Ville en 2000), un dispositif fort et partenarial dans le cadre duquel la municipalité peut engager un important chantier de renouvellement urbain dans l’ex ZUP retenu, dès 1993, comme l’un des premiers sites prioritaires de l’hexagone. »

Le Centre Commercial sera donc détruit et remplacé par un centre ville plus traditionnel. « Il faut remettre l’Eglise au centre du village », disait un politique se prenant pour Dieu. Devant l’impasse ou se trouvait la ville en mettant un symbole de la consommation de masse au centre de son système, on peut se poser la question de savoir s’il est judicieux de placer la consommation de masse au centre du monde actuel.

Le centre ville dans les années 1970

Le centre commercial sera, donc, pour mes yeux d’enfant de 7 ans, dans le contexte de l’imagerie futuriste de la fin des années 70, ma première représentation de l’avenir. Difficile, en cette période de vague ovniesque, d’oublier le terrain vague que longeait la promenade Lénine ou l’on s’attendait à voir atterrir un ovni (ou le San Ku Kai, dans mon cas), loin de me douter que plus tard serait construit un planétarium à cet endroit. Le film « L’Age de cristal » évoquait des villes intérieurs proches de centre commerciaux tel la Part Dieu ou le Grand Vire, Jean-Claude Bourret commentait les apparitions d’ovni à la télé, les sorties au cinéma de « La Guerre des étoiles » et « Rencontre du troisième type » en 1977 ont durablement influencées la mode de l’époque, s’invitant même dans la variété disco que l’on regardait dans les émissions de variétés (comme « Champs-Elysées » de Drucker). Voila pour le contexte. Souvenirs en vrac : je me souviens d’une exposition itinérante sur la science-fiction ou était exposés des œuvres conçues par des écoliers. Je me souviens de l’émission « Temps x » (diffusée à partir du 21 avril 1979) des fréres Bogdanoff et de ses reportages sur « Doctor Who » qui permettait, à défaut de diffuser la série, de suivre la série par procuration. Je me rappelle avoir été marqué par le cycle de « La clé du temps » ou le docteur devait récupérer plusieurs éléments de formes géométriques divers qui, une fois rassemblés en cube, devait permettre le contrôle de l’espace-temps. Voyant les divers bâtiments géométriques de la ville, le rapprochement fut vite fait et je constate que l’image de l’avenir que j’ai est purement géométrique. Je me souviens de la diffusion du King-Kong de 1933 qui me fourrât la trouille et, malade des oreillons, de la vision de « Planète Interdite » qui deviendra un de mes films préférés. Je me souviens de la diffusion des Tarzan avec Weissmuller et de la trouille que j’avais de voir « l’homme qui valait trois milliards » (diffusé depuis le 11 janvier 1975) de peur de voir des opérations chirurgicales à l’écran (le générique influençant le jugement) alors que je regardais sans problèmes « Super Jaimie » (première diffusion en France : 19 septembre 1976). Je me souviens de mes lectures à la bibliothèque de l’Ecoin ou je lisais les aventures de Philémon de Fred (les mains chevaux !!!) et de la diffusion des « New Avengers » (« Chapeau melon et bottes de cuir » version Gambit et Purdey) et de l’épisode en deux parties « Le long sommeil » ou on revoyait Emma Peel et qui se passait en France ou de l’épisode « Le baiser de Midas » et de la confusion naissante avec la vision, en parallèle, des aventures de Yan Thomas, le Mulder de l’époque, dans la bien nommée série  »Aux frontières du possible » (les villageois vivants au ralenti !!!). Et les souvenirs liés à la « Dernière séance » (première séance : le 19 janvier 1982) qui m’a permis de découvrir le cinéma et qui donnait, justement, l’impression de se trouver dans une salle de projection alors que l’on était assis dans son canapé.

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Je me souviens de « l’homme qui venait de l’Atlantide » (premiére diffusion : 29 janvier 1979) avec « Les Flammèches » qui me faisaient peur, la méduse créé par Schubert ou Mark Harris propulsé dans l’histoire de « Roméo et Juliette ». Je me souviens, de la diffusion de Capitaine Flam, offensive pour contrer le phénomène Goldorak. Souvenirs émus de ce livre devenu culte et qui me suit dorénavant dans ma vie, le fameux « Images de la science-fiction » dont je ne me lasse pas des photos (merci, Jean-Luc et Patricia). Un livre qui fait échos à la découverte de « Cosmos 1999″ et ses concepts dérangeants : les protagonistes qui vieillissent en traversant « Le soleil noir » ou, au contraire, l’enfant d’Alpha qui, habité par une entité extraterrestre, grandit en vitesse accéléré avant de vivre en couple avec sa mère, habitée par la femme de l’entité ayant pris possession du gosse (!!!). Autres images : celle des Cylons de « Galactica » réponse évidente à une saga cinématographique alors en vogue. Tout comme l’œuvre culte pour les enfants de l’époque, je veux parler de « San Ku Kai », diffusée dans Récré A2 à partir du 15 septembre 1979, avec le fameux vaisseau donnant son titre à la série et qui, rappelons-le, devait se poser à coté du Grand Vire (Cyclotor, ma peur d’enfant). Autre souvenir de cette période fertile pour les enfants ayant la tête dans les étoiles : la plus terre à terre, mais plus gadgétisé, série « Superbug » (diffusion à partir du 12 avril 1980) avec sa coccinelle (la voiture, je précise) équipée d’un ordinateur préfigurant K2000 et dotée de gadgets à faire pâlir James Bond. C’est aussi durant cette période que j’ai vu « Chroniques Martiennes » de Michael Anderson (l’extraterrestre polymorphe poursuivi entre les bungalows d’une colonie terrienne sur Mars !!!) qui confortera ma vision « géométrique » du futur.

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Je me souviens, bien sur, de la découverte d’Ulysse 31 (à partir du 3 octobre 1981) qui me fit consulter les livres sur la mythologie grec à la bibliothèque de l’Ecoin. J’en profitait pour feuilleter également les livres adaptés de l’émission « Les voyageurs de l’histoire », diffusée entre 1980 et 1984 ou l’animateur Jacques Martin, le cauchemar du Dimanche (« Si tu manges pas ta purée, t’iras à l’école des fans !!! »), se prenait pour le docteur Who. A défaut de l’original, on se contentait de la copie (l’épisode sur la peur de l’An Mille !!!).

N’oublions pas aussi de citer Albator 78 et ses Sylvidres (des femmes nues dans une émission pour enfants, chouette !!!), la version de « L’homme invisible » avec David McCallum qui s’amusait à retirer sa tête (!!!), Holmes et Yoyo, Spiderman (« L’araignée, l’araignée !!! »), les Quatre Fantastiques (avec la chanson incontournable de Noam), l’écologique Spectreman, avec son héros qui faisait aussi peur que ses ennemis…

Je me souviens aussi d’un truc bizarre : un téléfilm avec des humains pouvant respirer sous l’eau, avec un femme pouvant transformer des gens avec une baguette magique, je crois qu’elle transforme un type en saucisson, avant de se voir transformer en sac de farine (avec des oreilles !!!), qui sera utilisé pour faire un soufflet, ou un gâteau (?), avant qu’elle ne retrouve sa forme normale mais, la pate ayant levée, se retrouvant avec une taille de géante. A la fin, elle vit dans une roulotte dont elle passe la tête par le toit pour dicter ses ordres. Ce devait être allemand. Bref, un truc bizarre que je n’arrive pas à situer.

Bref, contre toute attente, le Grand Vire est devenu, pour mon imaginaire, indissociable de la science-fiction, ayant connu les années utopiques et ayant déménagé juste avant les années dystopiques, sauvant mon imaginaire.

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Photo du Grand Vire à l’époque de sa gloire et photo plus récente de l’hôtel de ville, dernier vestige de l’époque, ou l’on peut voir l’entrée du centre commercial, rappelant qu’un jour, à une époque lointaine, très lointaine, le futur ressemblait à un supermarché Record.

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